Face aux lourdeurs bureaucratiques qui freinent les exportateurs hors hydrocarbures, la Banque d’Algérie tape du poing sur la table.
Dans une directive ferme rendue publique ce mardi 28 juillet, l’institution financière fixe un calendrier strict aux banques commerciales pour le traitement des dossiers.
Un délai maximal de 48 heures sous peine de sanctions
Le message de la banque centrale est clair : la fluidification des opérations de commerce extérieur n’est plus une option. Désormais, l’ensemble des banques intermédiaires agréées dispose d’un délai maximal de 48 heures pour effectuer la domiciliation bancaire des opérations d’exportation de biens et de services, dès réception d’un dossier complet.
S’appuyant sur l’article 29 du règlement n° 07-01 relatif aux transactions courantes avec l’étranger, la Banque d’Algérie exige de la place financière une réorganisation immédiate de ses circuits internes. La consigne est explicite : priorité absolue aux exportateurs.
« Tout retard non justifié exposera la banque aux mesures de contrôle strictes prévues par la réglementation en vigueur », prévient fermement la Banque d’Algérie.
Une mesure pour booster les exportations hors hydrocarbures
Cette mise en demeure s’inscrit directement dans le plan stratégique des autorités algériennes visant à encourager et diversifier les exportations. En supprimant les goulets d’étranglement administratifs au niveau des guichets bancaires, le gouvernement entend offrir de la prévisibilité et de la réactivité aux opérateurs économiques engagés sur le marché international.
Vigilance renforcée et rapatriement des devises
Si la banque centrale accélère la cadence, elle ne relâche pas pour autant la garde sur la sécurité financière. Cet ultimatum de 48 heures s’accompagne d’un rappel à l’ordre rigoriste concernant les devoirs de contrôle et de vigilance.
Les banques restent pleinement tenues de :
- Vérifier la régularité et la cohérence de chaque dossier soumis.
- Garantir le rapatriement strict des recettes d’exportation dans les délais légaux.
- Appliquer scrupuleusement le dispositif de prévention contre le blanchiment d’argent et la fuite de capitaux.
Entrée en vigueur immédiatement dès sa signature, cette directive place les banques commerciales face à leurs responsabilités : elles doivent désormais concilier rapidité d’exécution et rigueur de contrôle.
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