L’enseignante et créatrice de contenu Nadia Moussaoui, plus connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Tamazight Moussaoui », risque une lourde peine.
Le parquet du tribunal de M’Chedallah, dans la wilaya de Bouira, a requis, mercredi 16 septembre 2026, deux ans de prison à son encontre. En cause : une publication diffusée sur sa page Facebook.
Une publication Facebook au cœur des poursuites
Placée en détention provisoire depuis le 6 septembre 2026 à la suite d’une procédure de comparution immédiate, Nadia Moussaoui est poursuivie sur la base de l’article 295 de la loi portant régime électoral. Si le contenu exact de la publication incriminée n’a pas été détaillé, l’affaire soulève déjà de vives réactions, notamment en raison de la notoriété de l’accusée.
Lors de l’audience de ce mercredi, le représentant du ministère public s’est montré inflexible en réclamant une peine de deux ans d’emprisonnement.
La défense plaide la liberté d’expression
Face à ces réquisitions, les avocats de la défense ont centré leur plaidoirie sur le respect de la liberté d’expression. Ils ont fermement soutenu devant le juge que l’expression publique d’une opinion, fut-elle politique ou critique, ne saurait à elle seule constituer une infraction pénale justifiant l’incarcération.
Qui est « Tamazight Moussaoui » ?
Très populaire sur les réseaux sociaux, Nadia Moussaoui s’est imposée comme une figure incontournable de la promotion et de la sauvegarde de la langue amazighe. Son engagement se traduit par un travail de fond en ligne :
- Diffusion de cours de langue pour tous les niveaux.
- Création de contenus pédagogiques accessibles.
- Organisation d’échanges et de rencontres dédiés à la culture et à la transmission de l’identité amazighe.
Verdict attendu pour le 22 septembre
À l’issue des plaidoiries, le juge du tribunal de M’Chedallah a décidé de mettre l’affaire en délibéré. Le sort de l’enseignante sera connu dans quelques jours, le prononcé du jugement étant officiellement fixé au mardi 22 septembre 2026.
Cette affaire, suivie de près dans la région de Bouira et par la communauté amazighophone, relance une nouvelle fois le débat sur les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux en Algérie.
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