Le Groupe des Travaux Maritimes (GTM) et le géant chinois China Harbour Engineering Company (CHEC) ont signé ce mardi 26 mai 2026 un mémorandum d’entente pour la création d’une coentreprise algéro-chinoise dédiée au dragage des ports nationaux.
Une étape stratégique pour rétablir la pleine capacité opérationnelle des infrastructures portuaires algériennes.
Un partenariat algéro-chinois signé sous instruction présidentielle
En effet, la signature s’est tenue au siège du ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, sous la présidence du ministre Abdelkader Djellaoui. Elle s’inscrit directement dans le cadre des instructions du président de la République émises lors du Conseil des ministres du 19 avril 2026, signe de la priorité accordée au dossier au plus haut niveau de l’État.
Le mémorandum a été paraphé par Mustapha Saïdani, PDG du Groupe des Travaux Maritimes, et Sun Yingguan, directeur général de China Harbour Engineering Company — l’un des leaders mondiaux du génie portuaire.
Dragage des ports : un enjeu opérationnel et économique critique
L’objet de la future société mixte est précis : la réalisation des travaux de dragage dans les ports nationaux algériens, ainsi que l’ensemble des activités connexes.
Le dragage consiste à extraire les sédiments accumulés au fond des bassins, quais, chenaux de navigation et accès portuaires, afin de rétablir les profondeurs réglementaires indispensables au transit des navires de grande capacité. Sans entretien régulier, ces dépôts réduisent progressivement le tirant d’eau disponible, limitant l’accueil des porte-conteneurs modernes et pénalisant directement la compétitivité des ports.
L’accord vise explicitement à améliorer les performances et la rentabilité économique de ces infrastructures stratégiques pour le commerce extérieur algérien.
CHEC, un partenaire de poids dans le génie portuaire mondial
China Harbour Engineering Company est une filiale de CCCC (China Communications Construction Company), l’un des plus grands groupes mondiaux de construction d’infrastructures. CHEC a réalisé des projets portuaires majeurs sur quatre continents, notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient.
Son association avec le GTM dans une structure capitalistique commune — et non un simple contrat de prestation — marque un niveau d’engagement plus profond, potentiellement porteur de transferts technologiques et de montée en compétences des équipes algériennes.
Vers une souveraineté portuaire renforcée
Ce mémorandum s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation du secteur maritime par l’État algérien, après des années de dépendance à des prestataires étrangers pour des travaux d’entretien courants.
La création d’une société mixte dotée de capacités propres de dragage représente un pas vers une autonomie opérationnelle durable sur les infrastructures portuaires nationales. Les détails de la structure de la joint-venture — répartition du capital, siège social, premier plan de charge — restent à préciser lors des négociations techniques qui suivront la signature du
