La Route nationale (RN) N°1, dans sa section reliant El-Menéa-Hassi Lefhal, sur une distance de 19 kilomètres, est l’une des plus meurtrières du pays.
Situé entre le PK 690 et le PK 709 sur le territoire de la commune de Hassi Lefhal, ce tronçon vient enfin d’être pris en charge pour son élargissement et l’élimination radicale de ses points noirs.
Livraison prévue d’ici janvier 2028
En effet et selon M. Lazhar Dadda Moussa, directeur des Travaux publics (DTP) de la wilaya d’El Menéa, le projet vise en priorité à éliminer les points noirs recensés sur ce tronçon et à moderniser la voie par son élargissement. Le coût de l’opération s’élève à 1,760 million de dinars algériens, pour un délai d’exécution initialement fixé à 20 mois, ramené à 18 mois grâce à la cadence soutenue des travaux. Le chantier nécessitant la fermeture temporaire du tronçon, une route de déviation a été mise en service, avec le déploiement d’éléments de la gendarmerie nationale pour assurer la fluidité de la circulation.
Des années de drames et de mobilisation citoyenne
Ce projet est le fruit d’une longue mobilisation. Face à une succession de graves accidents mortels sur cette route étroite à double sens, associations et citoyens avaient multiplié les appels aux pouvoirs publics pour exiger la réalisation d’une double voie sur les 270 kilomètres reliant Ghardaïa à El Menéa. Des actions de fermeture pacifique de la route avaient été organisées à plusieurs reprises pour alerter les autorités sur l’urgence de la situation, largement relayées par la presse locale.
La RN1, artère saharienne vitale de 2 335 km
La Route Nationale N°1 est la plus longue des grandes routes nationales du pays avec ses 2 335 kilomètres. Traversant le désert du Sahara du nord au sud, elle relie la capitale Alger à la frontière nigérienne au niveau d’In Guezzam, en desservant notamment les wilayas de Ghardaïa et d’El Menéa. Lancée sous l’appellation de Route Transsaharienne par le président Houari Boumedène, elle avait pour ambition de désenclaver les régions du Grand Sud algérien et de favoriser les échanges commerciaux avec les pays subsahariens.
