Depuis l’enclenchement du conflit au Moyen-Orient et la crise énergétique en découlant, l’Algérie est pour ainsi dire devenue la « Mecque » des pays européens désireux de sécuriser leur approvisionnement en énergie, notamment en Gaz naturel liquéfié (GNL).
Ainsi, après l’Italie et l’Espagne, qui viennent de « consolider » leur approvisionnement via l’Algérie, c’est au tour de Berlin de « prendre langue » avec Alger, pour les mêmes raisons.
Alger dans la « short liste » de Berlin
En effet, la ministre allemande de l’Économie, Katherina Reiche, a affirmé à l’agence de presse allemande (DPA) que l’Allemagne vient de prendre des mesures pour sécuriser l’approvisionnement en gaz à moyen et long terme, en concluant des contrats avec le plus grand nombre possible de fournisseurs diversifiés, dont l’Algérie. Dans ce sillage, cette responsable, a indiqué que l’entreprise « VNG », basée à Leipzig, annoncera prochainement un appel d’offres pour la fourniture de gaz pour la période allant de 2027 à 2036 et que l’Algérie fait partie de la « short liste».
Mme Reiche, précisera que l’objectif de ces mesures est d’atténuer les effets de toute interruption potentielle des approvisionnements, notamment en provenance du Moyen-Orient, et de renforcer la sécurité énergétique en Allemagne et en Europe.
l’Algérie un « fournisseur fiable » pour l’Allemagne
Dans ce contexte, la ministre allemande de l’Économie a confirmé que l’Algérie constitue un «fournisseur essentiel et fiable» de gaz, exprimant son intention d’élargir les relations d’approvisionnement avec elle, tandis qu’elle a considéré l’Azerbaïdjan comme un fournisseur complémentaire capable de fournir des quantités supplémentaires via des gazoducs. Elle a également indiqué que les conséquences de la guerre contre l’Iran affectent jusqu’à présent davantage l’Asie que l’Europe, mais que des signes de ralentissement commencent à apparaître dans l’économie allemande.
Une coopération solidement enracinée
Pour rappel, en novembre 2025, une délégation algérienne comprenant des représentants des secteurs des hydrocarbures, des mines et de l’énergie, dirigée par Noureddine Daoudi, PDG du groupe Sonatrach, et le secrétaire général du ministère des Hydrocarbures et des Mines, Miloud Meddjel, a tenu des discussions avec le secrétaire d’État allemand Frank Witzel à Berlin.
Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération dans les domaines de l’hydrogène et des énergies propres, ainsi que sur des projets tels que l’alliance Algérie–Europe pour l’hydrogène vert « ALTEH2A » et le corridor sud de l’hydrogène « SoutH2 Corridor ».
Le communiqué officiel algérien a indiqué que les deux parties ont souligné l’importance d’élargir la coopération pour inclure la formation, l’assistance technique et le renforcement des capacités, afin de favoriser le transfert de connaissances et le développement des technologies modernes, et de soutenir la transition énergétique et le développement durable.
Les opportunités de partenariats mutuellement bénéfiques pour l’application de technologies à faible émission de carbone, ainsi que le développement et la commercialisation de l’hydrogène vert, ont également été examinées, en plus du programme national visant à produire 15 000 mégawatts d’énergie solaire photovoltaïque d’ici 2035 sous la supervision de Sonelgaz.
