À quelques mois du Mondial 2026, l’Iran a annoncé son refus de participer à la compétition, ouvrant un nouveau casse-tête pour la FIFA.
La Coupe du monde 2026, qui doit débuter le 11 juin prochain aux États-Unis, au Canada et au Mexique, pourrait déjà connaître un bouleversement majeur avant même son coup d’envoi.
Ainsi et en pleine tension géopolitique au Moyen-Orient, l’Iran a annoncé qu’il ne prendrait pas part à la compétition malgré sa qualification sportive. Une décision lourde de conséquences pour l’organisation du tournoi et pour la FIFA, qui se retrouve désormais confrontée à une situation inédite à quelques mois seulement du lancement du Mondial.
Un boycott aux motivations politiques
En effet, c’est le ministre iranien des Sports, Ahmad Doyanmali, qui a officialisé la position de son pays. Dans un contexte marqué par les frappes américaines et israéliennes et la mort du guide suprême Ali Khamenei, les autorités iraniennes estiment qu’une participation au tournoi organisé en partie aux États-Unis n’est pas envisageable. « Étant donné que ce gouvernement corrompu a assassiné notre dirigeant, il n’y a aucune condition à notre participation à la Coupe du monde », a déclaré le ministre, évoquant également les milliers de victimes liées aux récents conflits.
La FIFA face à un casse-tête
Cette décision place désormais la FIFA dans une situation délicate. L’Iran devait évoluer dans le groupe G aux côtés de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande. Si le retrait est confirmé, l’instance mondiale devra désigner une nation remplaçante, une procédure qui relève entièrement de sa discrétion selon le règlement.
Pour l’heure, aucun scénario n’a été officiellement validé, même si certaines sélections asiatiques sont évoquées pour récupérer cette place vacante. À quelques mois du tournoi, l’épisode rappelle combien les enjeux politiques peuvent parfois s’inviter dans la plus grande compétition du football mondial.
