Créer une entreprise en Algérie va devenir plus simple.
Ainsi, le Centre national du registre du commerce (CNRC) et la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) ont signé ce mercredi 14 mai 2026 un protocole d’accord de coopération visant à intégrer et numériser les services destinés aux opérateurs économiques.
La cérémonie s’est tenue sous la présidence de la ministre du Commerce intérieur, Amal Abdelatif, en marge d’une rencontre nationale consacrée à l’amélioration du climat des affaires.
Un parcours unique de A à Z pour les entrepreneurs
Le cœur de cet accord repose sur un changement de philosophie. Finis les allers-retours entre administrations pour accomplir des formalités éparpillées. La nouvelle approche vise à proposer à l’opérateur économique — notamment au moment de la création de son activité — un parcours intégré, clair et fluide dès la première étape.
La ministre l’a formulé sans ambiguïté : l’entrepreneur ne cherche plus simplement à accomplir une formalité administrative, il a besoin d’un système global qui facilite le lancement de son projet. L’accord entre le CNRC et la CACI pose les bases institutionnelles de ce système.
Numérisation et échange de données au centre du dispositif
L’accord prévoit concrètement le développement de l’interconnexion des systèmes d’information entre les deux institutions, ainsi que l’échange de données économiques en temps réel. L’objectif est double : alléger les contraintes administratives pour les entreprises, et produire des indicateurs économiques précis permettant d’orienter la décision publique sur la base de données de terrain actualisées.
Ce protocole s’étend aux chambres de commerce et d’industrie de l’ensemble des wilayas, ce qui signifie que les bénéfices de cette intégration seront accessibles à l’échelle nationale, et non limités à la capitale.
Une réforme dans le cadre de la nouvelle loi sur l’activité commerciale
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de la loi modifiant la loi n°04-08 du 14 août 2004 relative aux conditions d’exercice des activités commerciales, ainsi que des recommandations issues d’une rencontre nationale sur l’amélioration du climat des affaires.
Pour la ministre Amal Abdelatif, la feuille de route est claire : bâtir une administration économique plus souple, dont le rôle dépasse la simple gestion de procédures pour s’étendre à la régulation active du marché national et au soutien à l’investissement.
