L’Agence nationale de l’emploi (ANEM) franchit une nouvelle étape dans la gestion des demandes d’allocation chômage, en lançant la phase de traitement concret des nouveaux dossiers.
L’objectif : accélérer les procédures tout en assurant une vérification rigoureuse de l’éligibilité des postulants.
Ainsi, le directeur général de l’agence, Abdelkader Djaber, a annoncé dans une déclaration à l’APS la programmation prochaine de rendez-vous administratifs destinés à examiner les nouveaux dossiers déposés.
Une plateforme numérique au cœur du dispositif
En effet, cette étape permettra de confirmer, au cas par cas, le droit des demandeurs à bénéficier de cette aide.
Selon les précisions apportées, près de 140.000 demandes ont déjà été enregistrées via la plateforme numérique « Minha ». Cet outil digital constitue désormais un pilier central du dispositif, offrant aux candidats la possibilité de suivre en temps réel l’état d’avancement de leurs dossiers.
Au-delà du simple suivi, la plateforme permet également d’identifier les raisons d’un éventuel rejet ou d’une suspension de l’allocation. Une transparence qui vise à aider les demandeurs à régulariser leur situation en se conformant aux exigences administratives.
Pour faire face à l’afflux des dossiers, l’ANEM a mobilisé un réseau important composé de 58 agences de wilaya et de 278 annexes locales. Ces structures sont chargées de traiter les demandes relatives à l’allocation chômage, fixée à 18.000 dinars.
Des délais raccourcis et une réactivation simplifiée
Autre avancée notable : la réduction des délais de traitement. Grâce à la numérisation des procédures, les dossiers suspendus peuvent désormais être réactivés rapidement, à condition que les bénéficiaires complètent les démarches requises. Dans certains cas, la réactivation peut intervenir le jour même, ou dans un délai ne dépassant pas trois à quatre jours.
Enfin, le responsable a rappelé l’ampleur du dispositif depuis son lancement en mars 2022. Plus de 1,4 million de demandes d’allocation chômage ont été réactivées après avoir été suspendues pour diverses raisons, témoignant de l’importance de ce mécanisme de soutien social en Algérie.
