Beaucoup d’Algériens croient qu’un vélo électrique se conduit sans aucun document officiel. C’est une idée reçue qui peut coûter cher.
Ainsi, la Gendarmerie nationale à travers sa page officielle Tariki, vient d’apporter certains éclaircissements que peu d’usagers ont connaissance et qui peuvent le cas-echéant éviter nombre de tracas.
Trois catégories, trois obligations légales distinctes
En effet, ce corps constitué souligne qu’en vertu du décret exécutif n° 25-169, modifiant le décret 04-381 relatif aux règles de circulation, établit une classification précise selon la puissance du véhicule. Voici ce que la loi impose concrètement.
la même mentionne que l’article 04 du décret exécutif n° 25-169 fixe les règles applicables aux véhicules à deux roues motorisés selon leur puissance :
- Vélos motorisés — puissance inférieure à 4 kilowatts : Aucun permis de conduire n’est requis, mais une autorisation délivrée par le wali est obligatoire. Circuler sans cette autorisation expose le conducteur à des sanctions administratives.
- Motos légères — puissance de 4 à moins de 15 kilowatts : un permis de conduire de catégorie A1 est exigé. Cette catégorie concerne notamment les scooters et motos de moyenne cylindrée de plus en plus répandus sur le marché algérien.
- Motos puissantes — puissance égale ou supérieure à 15 kilowatts : le permis de conduire de catégorie A est obligatoire. Il s’agit du permis moto classique, destiné aux véhicules à deux roues les plus puissants.
Pourquoi cette classification est importante?
Avec l’essor rapide des vélos électriques et des scooters sur le marché algérien, nombreux sont les utilisateurs qui ignorent ces obligations légales. Or, rouler sans le document requis — autorisation de wali ou permis adapté — constitue une infraction passible de sanctions. La puissance du moteur, et non l’apparence du véhicule, est le seul critère légal qui détermine les obligations, explique la Gendarmerie nationale.
