À l’approche de la fête de l’Aïd El-Fitr, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) interpelle les plus hautes autorités de l’État algérien, en premier lieu le président de la République, M.AbdelmadjidTebboune, afin de solliciter un « geste d’apaisement » en faveur de ce qu’il qualifie de « détenus d’opinion » en Algérie.
Ainsi, dans un message publié sur son site officiel et signé par son président, M.Atmane Mazouz, le parti plaide pour l’octroi d’une grâce présidentielle à cette catégorie de détenus. Le RCD estime que ces derniers « ne sont pas des chiffres », mais « des visages, des histoires et des familles meurtries », évoquant l’impact humain et social de leur incarcération.
Le RCD évoque des familles touchées par les incarcérations
Selon cette formation politique, derrière chaque détention se trouvent « des mères qui attendent, des enfants qui grandissent sans repères et des parents qui vivent l’injustice comme une blessure quotidienne ».
Partant de ce constat, le RCD appelle le chef de l’État à prendre des mesures de clémence. « J’appelle une nouvelle fois le chef de l’État, M.Abdelmadjid Tebboune, à prononcer des mesures de grâce et d’apaisement en faveur de celles et ceux qui sont injustement détenus pour leurs opinions », a-t-il déclaré.
Un « geste de lucidité politique », selon Atmane Mazouz
Pour le président du RCD, une telle initiative ne constituerait « ni une faiblesse ni une concession », mais plutôt « un acte de lucidité politique et de hauteur d’État ». Il souligne que l’histoire politique, en Algérie comme ailleurs, montre que les périodes de tension se résolvent davantage par le dialogue que par le durcissement.
Le RCD réaffirme sa position sur la stabilité politique
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie, rappelle enfin qu’il défend depuis longtemps cette revendication, estimant que la stabilité ne peut se construire « contre la société » ni l’unité nationale « en réduisant au silence les voix discordantes ». Cet appel intervient dans un contexte marqué par la proximité de l’Aïd El-Fitr, période durant laquelle des mesures de grâce présidentielle sont parfois annoncées en Algérie.
