L’écrivain franco-algérien Kamel Daoud affirme avoir été condamné par la justice algérienne à trois ans de prison ferme et à une lourde amende, en lien avec son roman Houris, couronné par le prix Goncourt 2024.
Ainsi, Kamel Daoud a révélé sur le réseau social X avoir été condamné à trois ans de prison ferme, assortis d’une amende de cinq millions de dinars. Selon lui, cette décision judiciaire serait directement liée à la publication de son roman Houris (Gallimard, 2024).
Un roman primé au cœur d‘une polémique
L’ouvrage, qui lui a valu le prestigieux prix Goncourt en 2024, retrace le parcours d’Aube, une jeune coiffeuse ayant survécu à la décennie noire (1991-2002). À travers ce récit, l’auteur explore la période de la décennie noir.
Pour rappel, en novembre 2024, Saâda Arbane avait provoqué une déflagration dans le monde littéraire et au-delà, en apparaissant sur une chaîne algérienne pour affirmer que le roman « Houris » de Kamel Daoud, récompensé par le prestigieux prix Goncourt la même année, était calqué sur sa vie. Elle avait lancé des procédures en justice contre M. Daoud en France et en Algérie, et demande 200.000 euros de dommages et intérêts à Paris pour non-respect de la vie privée ainsi qu’une publicité de la condamnation éventuelle.
