Buteur et passeur face à Rennes, Amine Gouiri a porté l’OM vers la qualification tout en réagissant avec lucidité aux sifflets du Vélodrome.
L’Olympique de Marseille a retrouvé de l’air en Coupe de France en s’imposant nettement face à Stade Rennais (3-0). Une victoire nette, nécessaire, presque réparatrice après une période marquée par les désillusions européennes et une pression croissante autour du club.
Sur le terrain, Amine Gouiri a joué un rôle central, avec un but et une passe décisive, confirmant son influence dans l’animation offensive marseillaise.
Des sifflets malgré une prestation aboutie
Pourtant, au moment de son remplacement, l’international algérien a été accueilli par des sifflets en provenance d’une partie du Vélodrome. Un épisode que l’intéressé a abordé avec lucidité, sans détourner le regard du contexte. « C’est à cause de l’occasion ratée, je le sais déjà », a-t-il reconnu, avant d’ajouter : « Je suis un attaquant, j’aime marquer. Je dois la mettre au fond. Si je l’avais mise, ils auraient crié mon nom. ».
Gouiri a tenu à relativiser la portée de ces réactions, soulignant qu’il avait aussi perçu des encouragements : « Je n’ai pas entendu que des sifflets, il y a eu aussi des applaudissements, et c’est ça que je retiens. »
Une relation à reconstruire avec le public
Dans un contexte encore chargé, hérité des récents résultats, l’ancien Rennais a insisté sur l’importance du lien avec les supporters. « Ils sont déçus des derniers résultats », a-t-il expliqué. « C’est un club unique, avec des supporters uniques. On doit être proches d’eux. On savait qu’il fallait se racheter. ». Et de conclure avec l’essentiel : « Le plus important, c’était la victoire et la qualification. On a marqué trois buts sans en prendre, et on a emmené les supporters avec nous. » Une soirée contrastée, mais peut-être fondatrice pour la suite.
