Sept périmètres d’exploration à fort potentiel et un gazoduc transsaharien en cours de concrétisation — c’est avec ces deux dossiers en tête que la délégation algérienne a défendu les intérêts du secteur des hydrocarbures au Global Energy Show Canada 2026, du 9 au 11 juin à Calgary.
Le TSGP, argument central de la diplomatie énergétique algérienne
Le Gazoduc transsaharien (TSGP) a occupé une place centrale dans les discussions stratégiques du congrès de Calgary. Lors de la séance inaugurale, le ministre d’État nigérian chargé des Ressources pétrolières pour le gaz, Ekperikpe Ekpo, en a dressé un portrait ambitieux : relier le Nigeria à l’Algérie via le Niger pour acheminer le gaz naturel africain vers les marchés européens, en faisant de l’Algérie le point de passage obligé entre le continent et ses clients énergétiques.
Pour le responsable nigérian, le TSGP ne se résume pas à un projet d’infrastructure — il constitue le pilier d’une intégration énergétique africaine capable de redessiner les équilibres de la sécurité gazière internationale. Un message qui résonne d’autant plus à Calgary, place forte de l’industrie pétro-gazière mondiale.
Sept périmètres d’exploration : l’offre algérienne aux investisseurs
Face aux décideurs réunis à Calgary, la délégation algérienne a présenté en détail l’Algeria Bid Round 2026, l’appel international à concurrence lancé par l’ALNAFT. Au cœur du dispositif : sept périmètres d’exploration à fort potentiel en ressources pétrolières et gazières, sélectionnés pour leur double attractivité — richesse du sous-sol et accessibilité logistique.
Chacun de ces périmètres bénéficie d’une proximité directe avec des installations de traitement et des réseaux de transport existants, un avantage compétitif décisif pour tout opérateur cherchant à limiter les coûts de mise en production. La délégation a insisté sur ce point auprès des compagnies internationales rencontrées en marge du congrès.
Un cadre légal réformé pour rassurer les partenaires étrangers
L’attractivité des sept blocs s’appuie sur un socle juridique renforcé. Les représentants algériens ont mis en avant les garanties offertes par la loi sur les hydrocarbures : stabilité du cadre contractuel, transparence des procédures et incitations financières ciblées pour les investisseurs étrangers. L’objectif affiché est clair — lever les réserves qui freinent encore certains opérateurs internationaux face au risque souverain.
Pétrochimie, CCS et bas-carbone : les autres chantiers ouverts
Au-delà du Bid Round et du TSGP, les échanges bilatéraux menés par la délégation ont couvert l’ensemble de la chaîne de valeur : développement de gisements, pétrochimie, technologies de réduction des émissions, projets de captage et de stockage du carbone (CCS). Autant de segments où l’Algérie cherche à nouer des partenariats techniques et financiers avec les acteurs mondiaux du secteur.
