Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu ce dimanche à Alger le secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), Philip Mshelbila.
Les discussions ont porté sur l’évolution des marchés gaziers mondiaux, le développement des infrastructures énergétiques, le projet du gazoduc transsaharien ainsi que le renforcement du rôle du Forum dans un contexte marqué par les défis énergétiques internationaux.
Un dialogue axé sur les enjeux du marché gazier mondial
Tout d’abord, Mohamed Arkab a accueilli au siège du ministère le secrétaire général du GECF, en visite de travail en Algérie du 20 au 23 juin 2026, accompagné d’une importante délégation. La rencontre s’est déroulée en présence de responsables du secteur énergétique, notamment des représentants de l’ALNAFT, de l’Autorité de régulation des hydrocarbures et de l’Institut de recherche sur le gaz (GRI).
À cette occasion, les deux parties ont échangé leurs analyses sur les évolutions du marché mondial du gaz naturel et les défis auxquels fait face l’industrie gazière. Les discussions ont notamment porté sur la sécurité des approvisionnements, la pérennité des investissements et l’évolution de la demande mondiale, tout en soulignant l’importance d’une meilleure coordination entre les États membres du Forum conformément aux orientations de la 7e Sommet du GECF tenu à Alger en mars 2024.
Le gaz naturel, pilier de la transition énergétique
Par ailleurs, les deux responsables ont réaffirmé le rôle stratégique du gaz naturel dans la garantie de la sécurité énergétique mondiale. Ils ont insisté sur la nécessité de poursuivre les investissements à travers l’ensemble de la chaîne de valeur gazière afin d’assurer la stabilité des marchés et de favoriser une transition énergétique équilibrée, tenant compte à la fois des intérêts des pays producteurs et des besoins des pays consommateurs.
Dans ce cadre, Mohamed Arkab a renouvelé l’engagement de l’Algérie à soutenir les initiatives visant à renforcer le dialogue entre les membres du GECF et à promouvoir les projets d’infrastructures et d’interconnexion énergétique.
Le gazoduc transsaharien au cœur des échanges
Ensuite, les discussions ont accordé une place importante au projet du gazoduc transsaharien (TSGP), considéré comme un projet structurant reliant l’Algérie, le Niger et le Nigeria. Les deux parties ont salué les avancées enregistrées ainsi que le lancement effectif de sa mise en œuvre, soulignant son impact attendu sur l’intégration économique régionale, le développement durable et le renforcement de la sécurité énergétique des marchés internationaux.
Accélérer le développement de l’Institut de recherche sur le gaz
D’autre part, une attention particulière a été portée à l’Institut de recherche sur le gaz (GRI), dont le siège est établi en Algérie. Les participants ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de ses programmes scientifiques, de renforcer ses partenariats avec les universités et centres de recherche des pays membres et de consolider son rôle en tant que pôle international d’innovation, de formation et de transfert de connaissances au service de l’industrie gazière.
L’expertise algérienne mise au service du Forum
Enfin, le ministre d’État a mis en avant l’expérience accumulée par l’Algérie dans l’industrie du gaz naturel depuis plus de six décennies, couvrant les domaines de l’exploration, de la production, du transport, de la liquéfaction et de la commercialisation. Il a réaffirmé la disponibilité du pays à partager cette expertise avec les membres du GECF à travers des programmes de coopération technique et scientifique.
De son côté, Philip Mshelbila a salué le rôle central joué par l’Algérie au sein du Forum ainsi que sa contribution active au renforcement de la coopération entre les pays membres. Il a également loué les efforts déployés par Alger pour soutenir l’Institut de recherche sur le gaz et promouvoir la place du GECF sur la scène énergétique internationale.
