Le Premier secrétaire du FFS, M.Youcef Aouchiche, a animé des meetings populaires à Tizi-Gheniff (Tizi-Ouzou) et Seddouk (Béjaïa) ce samedi 11 avril 2026.
Depuis ses « bastions », Aouchiche appel à bâtir une résilience nationale fondée sur la souveraineté populaire et le changement démocratique, à moins de trois mois des élections législatives et municipales.
Ainsi, le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, entend positionner le FFS comme force centrale de l’opposition patriotique, démocratique et progressiste face aux prochaines échéances électorales.
Résilience nationale : « Une exigence stratégique et historique »
En effet, devant ses militants, Youcef Aouchiche a développé une vision politique articulée autour du concept de résilience nationale, qu’il présente non plus comme un choix, mais comme une exigence stratégique et historique. Selon lui, cette résilience ne peut se construire que sur deux piliers fondamentaux : l’adhésion populaire et la souveraineté nationale. « Aucune nation ne peut faire face aux défis du présent si elle ne s’appuie pas sur un peuple engagé, conscient et acteur de son destin. », a-t-il souligné. Le leader du FFS a appelé à l’élaboration d’un nouveau contrat politique et social, capable de refonder la relation entre gouvernants et gouvernés, de restaurer la confiance dans les institutions et d’ouvrir des perspectives concrètes pour les citoyens.
Changement de gouvernance : la priorité du FFS
Pour Aouchiche, la réforme du système de gouvernance s’impose comme une priorité incontournable. Il plaide pour un changement articulé autour de :
• L’ouverture politique et la démocratie
• Le développement économique et la prospérité sociale
• Le rayonnement culturel et civilisationnel de l’Algérie
Il a rappelé que la souveraineté populaire constitue, dans la philosophie politique du FFS, le fondement de toute légitimité, et que l’arbitraire ainsi que la gestion sécuritaire des affaires publiques freinent l’aspiration au renouveau national que partagent, selon lui, la majorité des Algériens.
Dépolitisation et abstention : les deux ennemis du changement
Par ailleurs, M.Aouchiche a identifié deux obstacles majeurs à la transformation politique : l’arbitraire institutionnel d’une part, et la dépolitisation croissante de la société d’autre part. Il a mis en garde contre l’abstention et la démission civique, qui, selon lui, profitent aux logiques clientélistes et renforcent les partisans du statu quo. « Lorsque les citoyens désertent les espaces politiques, ils laissent le champ libre aux pratiques d’allégeance qui vident la démocratie de son sens. »
Le Premier secrétaire du FFS a tenu à distinguer clairement la démarche électorale du FFS de toute logique clientéliste ou opportuniste. Pour lui, participer aux législatives et aux locales du 2 juillet est un acte militant conscient, un engagement en faveur du combat démocratique et de la défense des droits des citoyens. « La participation devient un levier de transformation, un espace de lutte pacifique pour la dignité, la justice et la liberté. »
Hommage aux militants et appel à l’engagement
Dans la seconde partie de son discours, Aouchiche a rendu hommage aux militants qui ont payé de leur vie le droit de se battre pour leurs convictions, appelant les militants actuels à assumer leur part de combat dans un contexte de grands bouleversements mondiaux.
Il a défini le militantisme d’aujourd’hui comme la conciliation entre patriotisme et démocratie, la fidélité aux convictions associée à la responsabilité politique, et le refus du populisme et de la démagogie.
Citant Mécili, il a rappelé la nécessité de « dire des choses simples, de raconter la vie de tous les jours et de débattre en toute liberté », loin des tabous et des postures théoriques.
Aouchiche a conclu en affirmant la conviction centrale du FFS : « Ce sont les peuples qui produisent les richesses, et non les richesses qui produisent des peuples. ». Il a appelé à libérer les initiatives, à donner leur chance aux énergies de la société et notamment à la jeunesse algérienne, pour qu’elle prenne en main les destinées du pays dans un monde qui, selon lui, ne laisse de place qu’aux États fondés sur un État de droit et la souveraineté populaire.
