C’est littéralement du jamais vu dans l’Histoire contemporaine. Un pays « kidnappe » le dirigeant d’un autre pays souverain et en prend les rênes, le tout en moins de 12h.
Cette folie est l’œuvre du président des États-Unis, Donald Trump, qui vient de s’autoprocaler « dirigeant » du Venezuela, après avoir fait capturer le président en exercice, Nicolás Maduro et son épouse, dans la matinée de ce samedi 3 janvier 2026.
Ainsi et dans une conférence de presse donnée cet après-midi, le président américain affirme sans sourciller que les États-Unis vont régenter le Venezuela, en attendant la mise en place d’une « transition sûre ».
Trump se voit en « libérateur » du Venezuela
En effet et devant des journalistes médusés devant une telle démarche que d’aucuns qualifient de « terrorisme d’État », Donald Trump lance « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre, appropriée et judicieuse », déclare-t-il devant un parterre de journalistes amassés devant le peron de la Maison Blanche. Donald Trump, poussera l’audace et arrogance jusqu’à leur paroxysme en affirmant que les États-Unis veulent « la paix, la liberté et la justice pour le grand peuple vénézuélien, y compris pour les nombreux Vénézuéliens qui vivent actuellement aux États-Unis et qui souhaitent retourner dans leur pays. C’est leur patrie. Nous ne pouvons pas prendre le risque qu’un autre s’empare du Venezuela qui ne souhaiterait pas le bien du peuple vénézuélien », déclare également le président américain, qui souligne que les Etats-Unis sont « là en ce moment » et vont « y rester jusqu’à ce que la bonne transition puisse avoir lieu ».
Avant de poursuivre : « Il va être géré avec beaucoup de discernement et d’équité. Et ça va rapporter beaucoup d’argent. On va donner de l’argent aux gens, on va rembourser ceux qui ont été lésés. On va prendre soin de tout le monde. C’est très important. On ne pouvait pas les laisser faire. Vous savez, ils ont volé notre pétrole. On a construit toute cette industrie là-bas, et ils nous l’ont prise comme si on n’était rien. Et on avait un président qui a décidé de ne rien faire. Alors, on a agi. On a tardé, mais on a agi. »
Chronologie d’un acte de piraterie internationale
Dans la foulée, le président américain établira la chronologie des faits qui ont conduit à la chute du président vénézuélien, Nicolás Maduro. « Tard, hier soir, et tôt, ce matin, à ma demande, les forces armées américaines ont conduit une opération militaire extraordinaire dans la capitale du Venezuela », indique le président américain, qui décrit cet « assaut comme on en n’avait pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale […] pour confronter à la justice le dictateur hors-la-loi Nicolas Maduro ». « Aucune nation dans le monde n’aurait pu faire ce que les Etats-Unis ont fait », poursuit Donald Trump. « En très peu de temps, toutes les capacités militaires vénézuéliennes ont été neutralisées », assure le président américain, qui rappelle que « les hommes et les femmes de nos forces armées, en collaboration avec les forces de l’ordre américaines, ont réussi à capturer Maduro en pleine nuit », ainsi que sa femme et que tous deux vont « désormais faire face à la justice américaine ».
Enfin, Donald Trump se réjouit, par ailleurs, de n’avoir perdu aucun Américain lors de cette opération, ni aucun équipement militaire. « Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin », a déclaré Donald Trump en réponse à une question sur la manière dont les Etats-Unis comptaient désormais gouverner le Venezuela. « Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière », a-t-il souligné. « Cette attaque aurait pu très mal tourner. Nous aurions pu perdre beaucoup de monde, hier soir. Nous aurions pu perdre notre dignité. Nous aurions pu perdre beaucoup de matériel », rappelle-t-il. Selon le président américain, cette intervention ne doit donc pas être « vaine » et les Etats-Unis vont s’assurer que le pays soit « géré correctement ».


