Moment sublime vécu, dans la soirée du vendredi 06 mars 2026 après les Tarawihs, par les connaisseurs du genre Chaâbi avec la magistrale prestation du chanteur, enfant de la Casbah d’Alger, Abdelkader Cherchem, l’élève du « Cardinal El Hadj M’hamed El Anka ».
Ainsi, la salle de l’ex-cinéma M’zab, bijou architectural du grand architecte Fernand Pouillon, en plein centre-ville de Ghardaïa, a vibré vendredi soir, après les Tarawihs aux rythmes du Chaâbi, le vrai, celui des « Quacidates » de nos éminents chouyoukh tels Bensaïb, Lakhdar Benkhlouf et Cheikh El Maghraoui.
Une soirée enivrante
En effet, avec sa voix suave, au timbre « Ankaoui », l’enfant de « Kouchet El Djir », multipliant les rythmes du Madih Ennabaoui, envoûtant en ce mois béni de Ramadhan, a bercé le public, avec les longues quacidates.

Accompagné par un orchestre composé d’un banjo, un violoniste, un tar et une derbouka, Abdelkader Cherchem, mandole en main, s’est donné à cœur joie, en débitant de mémoire et sans aucun « Kourass » devant lui, après une touchia et un mélodieux Istikhbar, la sublime quacida « Koul Men Yatini men âandhoum bedjwab, koul ma yetmena naâtih belbchara ».

Il enchaîne ensuite avec « El Mecqua balghou slami ya ziyar, Zora ya âachquine Zora » avant de clore sa prestation par l’inoxydable « El Herraz » de Cheikh El Mekki Benkorchi, repris en chœur par certains spectateurs, clôturé par quelques morceaux de « Berouali ». Le public, subjugué par la prestation de l’artiste octogénaire, lui a réservé un long standing ovation. Merci à l’artiste et au revoir.
