Le président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune a porté un coup d’arrêt monumental aux récentes polémiques qui ont agité la scène politique française.
Alors que la droite et l’extrême droite dans l’Hexagone s’insurgeaient contre une prétendue hausse des cartes d’accès accordées aux citoyens algériens, le chef d’État a remis les pendules à l’heure avec une fermeté déconcertante.
« L’Algérie ne fera jamais la manche » : Une mise au point sans détour
Invité à s’exprimer sur les tensions récurrentes entre Paris et Alger, Abdelmadjid Tebboune a balayé d’un revers de main les procès en laxisme intentés par une partie de la classe politique française. Rejetant catégoriquement toute idée de marchandage ou de dépendance, le président algérien a tenu à préciser la posture d’indépendance et de dignité de son pays :
« Le président algérien n’a jamais demandé un quota de visas, un nombre de visas, ni parlé de visas. Je n’ai jamais demandé d’excuses. Je n’ai jamais demandé d’indemnisations. L’Algérie ne fera jamais la manche. »
Par cette déclaration tranchante, le président de la République désamorce la rhétorique de la surenchère sécuritaire et migratoire qui s’était emparée du débat français ces dernières semaines.
Aux origines de la tempête politique parisienne
La controverse avait pris racine à la suite de déclarations de l’ambassadeur de France en Algérie. Évoquant une reprise progressive des flux vers un rythme pré-crise diplomatique, le diplomate avait mentionné une projection pouvant atteindre 250 000 visas par an.
Il n’en fallait pas plus pour enflammer l’opposition de droite en France, qui s’est empressée de dénoncer des concessions injustifiées. Face à la pression médiatique et politique, Emmanuel Macron s’était lui-même vu contraint de recadrer son administration en assurant publiquement que la France ne fixait « aucun objectif chiffré » et ne faisait preuve d’« aucun laxisme ».
Une souveraineté réaffirmée face à la France
En rappelant que l’Algérie ne réclame ni traitement de faveur ni mendicité institutionnelle, Abdelmadjid Tebboune remet la relation franco-algérienne sur un pied d’égalité stricte :
- Visas : Aucun contingentement ou passe-droit n’a été négocié en coulisses par Alger.
- Memoire et Histoire : Les dossiers historiques et de réparation ne sauraient être réduits à un vulgaire monnayage diplomatique.
- Souveraineté : Alger refuse d’être le bouc émissaire des luttes de politique intérieure française.
Ce recadrage ferme remet ainsi la balle dans le camp de Paris, rappelant que la dignité nationale algérienne reste une ligne rouge infranchissable dans les relations bilatérales.
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