Rien ne va plus entre Madrid et Washington. Vexé par la «non coopération » de l’Espagne dans sa guerre contre l’Iran, Donald Trump, a menacé Madrid de « couper tout commerce » avec la péninsule ibérique.
Ainsi et face à ces menaces, Madrid n’a pas tardé à réagir et le moins que l’on puisse dire est que le gouvernement de Pedro Sanchez, n’est pas prêt à «s’écraser» devant la lubie de Donald Trump.
Le gouvernement espagnol répond du tac au tac
En effet, le gouvernement espagnol, à travers un communiqué officiel répond du tac au tac à l’administration Trump en soutenant que si Washington souhaiterait revoir les relations commerciales entre les deux pays, elle « doit le faire dans le respect de l’autonomie des entreprises privées, du droit international et des accords bilatéraux entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis ».
En outre et face aux critiques et menaces du président US, qui avait insinué que l’Espagne était un partenaire « difficile », lui reprochant une «coopération insuffisante» concernant les bases militaires américaines, le gouvernement espagnol a rejeté en bloc ces critique.
L’Espagne un « membre clé » de l’OTAN
Ainsi, Madrid souligne dans son document que l’Espagne est « un membre clé de l’OTAN » et qu’elle respecte ses engagements, tout en apportant une contribution significative à la défense territoriale européenne. Madrid a également mis en avant son rôle de grande puissance exportatrice au sein de l’UE et de partenaire commercial fiable avec 195 pays, dont les États-Unis, avec lesquels elle entretient une relation commerciale « historique et mutuellement bénéfique ».
L’exécutif a ajouté disposer des ressources nécessaires pour atténuer d’éventuels impacts, soutenir les secteurs affectés et diversifier les chaînes d’approvisionnement si nécessaire. Le gouvernement a réitéré que sa position « est et sera toujours de travailler en faveur du libre-échange et de la coopération économique entre les pays », sur la base du « respect mutuel » et du « respect du droit international », conclu le communiqué du gouvernement espagnol.
