Un grand coup de filet vient d’être opéré dans les milieux du trafic de psychotropes, par les forces de l’ordre dans la wilaya de Médéa.
Ainsi, la brigade des stupéfiants de la sûreté de wilaya a réussi à démanteler un réseau criminel organisé, saisissant une quantité impressionnante de psychotropes et de drogue, a-t-on appris ce début de semaine.
Au total, 80 000 capsules de Prégabaline 300 mg (surnommée « la Lyrica ») et 28,650 kg de kif traité ont été interceptés au cours de cette opération d’envergure menée à 80 km au sud-ouest d’Alger.
Le modus operandi : De la frontière Sud jusqu’à Médéa
L’affaire a commencé suite à des renseignements précis parvenus aux services de sécurité. Les informations faisaient état de l’acheminement d’une importante cargaison de stupéfiants en provenance d’une wilaya du Sud du pays. La marchandise illicite devait être stockée dans la capitale du Titteri, plus précisément dans la maison de l’un des membres du réseau, avant d’être écoulée sur le marché local. Une surveillance discrète a immédiatement été mise en place autour de la demeure suspecte par les éléments de la sûreté de wilaya.
Drogue, ecstasy et argent liquide saisis
Après confirmation des soupçons et en étroite coordination avec le parquet, les enquêteurs, munis d’un mandat de perquisition délivré par le procureur de la République près le tribunal de Médéa, ont donné l’assaut.
La fouille minutieuse de la maison a permis de découvrir un véritable arsenal lié au trafic de drogue :
• 80 000 capsules de Prégabaline 300 mg.
• 28,650 kg de kif traité.
• 964 capsules d’ecstasy.
• Une somme de 300 millions de centimes en monnaie nationale.
• Une compteuse de billets de banque.
Il y’a lieu de souligner que propriétaire de la maison, arrêté en flagrant délit, n’a pas tardé à dénoncer ses complices lors de son interrogatoire.
Quatre repris de justice présentés devant le parquet
Grâce aux révélations du principal suspect, les trois autres membres du réseau ont été rapidement appréhendés par les forces de l’ordre. Âgés entre 20 et 37 ans, la majorité des quatre mis en cause sont des récidivistes, déjà condamnés par le passé dans des affaires similaires de trafic de stupéfiants.
Les quatre individus ont été présentés devant le parquet de Médéa pour des chefs d’inculpation graves : transport, détention et commercialisation de produits hallucinogènes et de drogues. Ils demeurent en détention en attendant leur procès, tandis que l’enquête se poursuit pour déterminer d’éventuelles ramifications de ce réseau national.
