Consolidant sa position de partenaire énergétique stratégique et incontournable en Méditerranée, l’Algérie confirme son hégémonie sur le marché espagnol du gaz au cours des sept premiers mois de l’année 2026.
Portée par la solidité de ses infrastructures et la flexibilité de ses livraisons, la Péninsule ibérique s’appuie plus que jamais sur l’or bleu algérien pour assurer sa sécurité énergétique.
Une hégémonie incontestée : l’Algérie, premier fournisseur de l’Espagne
Selon les données consolidées du gestionnaire du réseau gazier espagnol Enagás, relayées par la plateforme spécialisée Attaqa, l’Algérie domine confortablement le classement des exportateurs de gaz vers l’Espagne. Entre janvier et juillet 2026, l’Algérie a capté 34,8 % des parts de marché, loin devant ses concurrents directs, les États-Unis et la Russie.
Au total, l’Espagne a importé 74,94 térawattheures (TWh) de gaz algérien sur cette période, contre 71,78 TWh à la même période en 2025. Cette performance remarquable repose principalement sur la fiabilité des expéditions par gazoduc, représentant 69,86 TWh de gaz naturel, complétées par 5,07 TWh sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL).
| Pays exportateur | Volume (Jan-Juil 2026) | Part de marché (%) |
| Algérie | 74,94 TWh | 34,8 % |
| États-Unis | 58,76 TWh | 27,3 % |
| Russie | 39,44 TWh | 18,3 % |
| Nigeria | 17,75 TWh | 8,2 % |
| Portugal | 6,88 TWh | 3,2 % |
Juillet 2026 : un pic historique à plus de 41 % de part de marché
Le mois de juillet 2026 a marqué un tournant dans la suprématie énergétique algérienne. À lui seul, le pays a assuré 41,7 % des approvisionnements gaziers de l’Espagne, avec un volume mensuel de 10,71 TWh (dont 10,23 TWh acheminés par gazoduc et 0,479 TWh de GNL).
Cette accélération traduit la capacité de l’Algérie à répondre instantanément à la hausse de la demande estivale espagnole, tirée par la climatisation et le fonctionnement des centrales électriques à cycle combiné.
Des concurrents sous pression face à l’offre algérienne
Face au rouleau compresseur algérien, les autres géants mondiaux du gaz peinent à maintenir leurs positions sur le marché ibérique :
- Les États-Unis rétrogradent : Deuxièmes sur l’ensemble des sept mois avec 27,3 % de part de marché (58,76 TWh), les exportateurs américains de GNL ont subi un net recul en juillet, tombant à la 3ᵉ place (2,97 TWh) derrière le Nigeria.
- La Russie distancée : Troisième sur la période globale avec 39,44 TWh (18,3 %), la Russie a vu ses livraisons mensuelles de GNL s’effondrer en juillet à 2,08 TWh, chutant au 4ᵉ rang.
- Une concurrence africaine dispersée : Malgré une poussée ponctuelle du Nigeria en juillet (3,96 TWh), le volume cumulé des acteurs africains (Nigeria, Angola, Congo, Mauritanie) reste très en deçà de la puissance de frappe algérienne.
Le gaz naturel par gazoduc regagne du terrain en Espagne
Dans un marché espagnol globalement orienté à la baisse (-2,5 % sur un an, à 215,16 TWh sur les sept premiers mois de 2026), la structure des importations s’est profondément rééquilibrée.
Le gaz naturel par tube (pipeline) est passé de 32,1 % des importations en 2025 à 38,1 % en 2026 (81,99 TWh). Cette dynamique profite directement à l’Algérie, qui dispose du canal d’acheminement le plus direct et le plus compétitif d’Afrique du Nord vers l’Europe du Sud.
En réaffirmant sa position de leader incontesté face aux cargaisons de GNL américain et russe, l’Algérie confirme son rôle de pilier stratégique pour la stabilité énergétique de l’Europe.
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