La sélection algérienne a entamé son parcours à la Coupe du monde 2026 par une lourde défaite face à l’Argentine (3-0).
Si les champions du monde ont dominé les débats sur la pelouse, un média argentin a rappelé qu’en dehors des stades, les relations entre les deux pays reposent sur un partenariat économique particulièrement solide.
L’Algérie, premier client africain de l’Argentine
En effet, à l’occasion du Mondial, la Chambre de commerce de Rosario (BCR) a publié une analyse des échanges commerciaux entre l’Argentine et ses trois adversaires de la phase de groupes : l’Algérie, l’Autriche et la Jordanie. Le constat est sans appel : l’Algérie est de loin le partenaire commercial le plus important parmi ces trois pays.
Ainsi, selon le rapport, l’Algérie demeure la première destination des exportations argentines sur le continent africain. Les produits agricoles occupent une place centrale dans cette relation.
En 2025, l’Argentine a exporté vers l’Algérie près de 3,2 millions de tonnes de maïs, pour une valeur de 575 millions de dollars. Ce volume représente à lui seul environ 10 % de l’ensemble des exportations argentines de maïs.
Le secteur laitier constitue également un pilier des échanges entre les deux pays. L’Algérie s’est hissée au rang de deuxième importateur mondial de produits laitiers argentins, juste derrière le Brésil. Le lait entier en poudre domine largement ces importations.
D’après les chiffres relayés par le média argentin El Observador, l’Algérie a importé en 2025 quelque 80.758 tonnes de lait argentin pour une valeur avoisinant 321 millions de dollars. Ce volume représente près de 19 % des exportations totales de lait de l’Argentine. Le Brésil arrive en tête avec 41 % des achats, tandis que le Chili et la Chine se partagent chacun environ 7 %.
Un commerce qui fonctionne dans les deux sens
Les échanges ne se limitent pas aux exportations argentines. L’Algérie figure également parmi les fournisseurs importants de Buenos Aires dans certains secteurs stratégiques. Le rapport de la Chambre de commerce de Rosario souligne notamment que l’Algérie est devenue en 2025 le troisième fournisseur d’urée de l’Argentine, un engrais azoté essentiel pour son agriculture. Cette complémentarité illustre la profondeur des relations économiques entre les deux pays, bien au-delà des rencontres sportives ponctuelles.
Des relations qualifiées de « solides »
Cette importance économique n’est pas nouvelle. Dans un entretien accordé en 2022 au média argentin Tiempo Argentino, l’ambassadeur d’Algérie en Argentine avait qualifié les relations bilatérales de « solides ».
Le diplomate avait alors rappelé que l’Algérie est depuis plusieurs années le premier partenaire commercial de l’Argentine en Afrique et dans le monde arabe. Il avait également indiqué que le volume global des échanges commerciaux entre les deux pays atteignait environ 2,2 milliards de dollars en 2022. La même année, les importations argentines de produits algériens avaient représenté près de 181 millions de dollars, confirmant l’existence d’un courant d’affaires significatif entre les deux économies.
Une défaite sportive, mais un partenariat qui demeure stratégique
Alors que l’Argentine poursuit son aventure mondiale avec des rencontres face à l’Autriche et à la Jordanie, les chiffres montrent que l’Algérie occupe une place à part parmi les adversaires des champions du monde.
Si les Fennecs ont cédé sur le terrain lors de cette première journée, ils demeurent, sur le plan économique, l’un des partenaires les plus importants de Buenos Aires hors d’Amérique latine. Une réalité qui témoigne de la solidité des liens tissés entre Alger et Buenos Aires au fil des années, dans des secteurs aussi stratégiques que l’agriculture, l’agroalimentaire et les engrais.
