Les répercussions du dernier numéro du magazine Complément d’enquête diffusé jeudi soir sur France 2, n’ont pas tardé et elles sont d’une extrême virulence.
Ainsi, après le « coup de semence » de l’agence officielle APS, c’est le ministère des Affaires étrangères qui vient de réagir ce samedi 24 janvier 2026. Le département d’Ahmed Attaf, indique avoir convoqué le Chargé d’affaires de l’Ambassade de France à Alger, afin de s’expliquer sur le contenu du programme de France télévision.
Un «tissu de contre-vérités»
En effet, le ministère des Affaires étrangères, souligne que le Chargé d’affaires a été informé que le documentaire en question, lequel a été «abusivement» présenté comme un documentaire, est selon la même source un « tissu de contre-vérités profondément offensantes et inutilement provocatrices», est-il mentionné. D’ailleurs, le Gouvernement algérien dit se réserve le droit de donner toutes les suites qu’appelle la gravité de tels agissements.
L’implication manifeste de l’Ambassade de France décriée
En outre, le département des Affaires étrangères, souligne qu’il a été fait observer au diplomate français l’extrême gravité de ce qui suit :
- La responsabilité d’une chaîne de service public français dans cette véritable agression contre l’Etat algérien, ses institutions et ses symboles. Une agression que cette chaîne publique ne se serait jamais autorisée sans la complicité ou à tout le moins l’assentiment de sa tutelle publique.
- Contrairement à toutes les pratiques et coutumes diplomatiques, la contribution de l’Ambassade de France à Alger et celle de l’Ambassadeur personnellement à l’animation de cette campagne outrageante menée par cette chaîne publique renforce le sentiment que celle-ci a bénéficié d’une onction de services officiels français.
- L’agissement de la chaîne française en cause représente une nouvelle étape dans l’escalade des menées anti-algériennes que des milieux officiels français entretiennent à des fins de maintien des relations algéro- françaises dans un état de crise permanent.
Alger dénoncer une «teneur inqualifiable»
Partant de ces éléments factuels, le ministère des Affaires étrangères dit condamner avec une «extrême vigueur» l’émission en cause et la «teneur inqualifiable» des accusations et des offenses qu’elle véhicule à propos de l’Etat algérien et de ses institutions.
Enfin, le Gouvernement algérien exprime sa «très forte désapprobation» de l’implication de I’Ambassadeur de France à Alger dans la commission d’«actes manifestement contraires à l’exercice de sa mission» telle que codifiée par les lois et consacrée par les coutumes internationales.
