Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a levé le voile sur le calendrier de mise en œuvre du méga-projet de phosphate intégré dans l’est du pays.
Véritable moteur de la transition hors-hydrocarbures, ce chantier structurant devrait transformer l’Algérie en un acteur majeur du marché mondial des engrais et de l’acide phosphorique d’ici 2027.
Une mise en service début 2027
L’annonce était attendue par les observateurs économiques : l’usine de production d’acide phosphorique, pièce maîtresse du complexe de Bled El Hadba, sera opérationnelle entre la fin de l’année 2026 et le début de l’année 2027.
En effet, lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, le chef de l’État a confirmé que les travaux s’accélèrent pour respecter ce calendrier ambitieux.
Ce projet ne se limite pas à l’extraction. Il s’inscrit dans une logique de valorisation industrielle complète, couvrant toutes les étapes de transformation du phosphate, de la mine jusqu’aux produits finis à haute valeur ajoutée.
Création d’emplois et nouveau ministère des Mines
L’impact socio-économique du projet de phosphate intégré s’annonce massif. Le président Tebboune a souligné que ce chantier allait générer des dizaines de milliers d’emplois, insufflant une dynamique nouvelle dans les régions de l’Est algérien. Face à des gisements qu’il qualifie d’« innombrables », le chef de l’État a justifié la récente restructuration gouvernementale :
• Spécialisation : Création d’un ministère dédié exclusivement au secteur minier.
• Expertise : Mobilisation de compétences et d’experts pour une gestion rationnelle des ressources du sous-sol.
• Diversification : Volonté affichée de multiplier les projets similaires pour rompre avec la dépendance au gaz et au pétrole.
Le rail au service de la vision minière nationale
Le Président a tenu à préciser que ces investissements, couplés au développement des lignes ferroviaires vers le Grand Sud, ne sont pas le fruit du hasard. Ils s’intègrent dans une « vision nationale » cohérente, promise lors de sa campagne électorale.
Le développement du réseau ferré est perçu comme l’épine dorsale de cette nouvelle économie. En reliant les zones minières aux ports et aux centres industriels, l’Algérie optimise sa chaîne logistique pour devenir plus compétitive à l’export.
