Le nouveau ministre des Mines et des Industries minières M. Mourad Hanifi, entame son mandat ministériel par un dossier des plus stratégiques : le projet intégré de phosphate à Blad El Hadba et Oued El Kebrit.
Ainsi, pour son « baptême du feu », M.Hanifi était épaulé le ministre d’État, ministre des hydrocarbures, Mohamed Arkab et accompagné par Mme Karima Bekir Tafer, du PDG de Sonatrach, M. Noureddine Daoudi, et du directeur général de Sonarem, M. Reda Belhadj, ainsi que de plusieurs cadres des secteurs des hydrocarbures et des mines.
Un projet à haute valeur ajoutée
En effet, lors de cette rencontre, l’état d’avancement des différentes composantes de ce projet stratégique a été passé en revue. Celui-ci s’inscrit, faut-il le souligner, dans le cadre de la concrétisation du projet intégré d’exploitation et de transformation chimique du phosphate en Algérie.
En outre, les divers aspects techniques et logistiques liés au projet ont été abordés, notamment l’exploitation de la mine de Blad El Hadba dans la wilaya de Tébessa, le projet d’enrichissement du phosphate, ainsi que le complexe de transformation chimique à Oued El Kebrit dans la wilaya de Souk Ahras, qui permettra la production d’engrais phosphatés et azotés, tels que l’acide phosphorique, l’acide sulfurique et l’ammoniac, afin de satisfaire la demande nationale et de s’orienter vers l’exportation.
Accélérer la cadence en leitmotiv
Dans ce cadre, l’«importance stratégique» de ce projet a été mise en évidence, en tant que pilier essentiel afin d’atteindre l’«autosuffisance» en matière de production d’engrais agricoles, contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire nationale, ainsi que créer une dynamique économique et de développement significative dans les wilayas de l’Est et générer des milliers d’emplois.
À l’issue de la réunion, les deux ministres ont appelé à «intensifier» la coordination entre les différents acteurs et à garantir le respect des délais fixés, conformément aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à valoriser les ressources naturelles nationales et à bâtir une industrie de transformation forte, fondée sur la valeur ajoutée et le développement durable.
Un gisement de plus de 3 milliards de tonnes
Avec l’un des dix plus importants stocks de phosphate au monde, l’Algérie mise sur l’exploitation souveraine de ses ressources.
Le partenariat entre Sonatrach et Sonarem privilégie l’expertise des cadres et universitaires locaux pour transformer le potentiel du site de Bled El Hadba. Au-delà de l’enjeu extractif, ce projet constitue un véritable levier social pour l’Est algérien : il vise à résorber le chômage en créant des milliers de postes dans des secteurs variés allant des mines aux nouvelles technologies.
Grâce à ses réserves de phosphate, estimées à plus de 3 milliards de tonnes. Le gisement de Bled El Hadba, cœur battant de cette stratégie avec 1,2 milliard de tonnes exploitables sur 80 ans, est au centre d’un projet d’envergure mené exclusivement par les deux groupes publics.
