Quatre individus ont été écroués ce mercredi après la vague d’incendies qui a frappé l’Algérie et plus précisément la wilaya de Constantine.
Poursuivis pour des faits de nature terroriste et de sabotage, les suspects ont été traqués grâce à des preuves vidéo et un flagrant délit.
La justice frappe fort face aux feux de forêt criminels. Le parquet de la République près le Pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée (tribunal de Sidi M’hamed, Alger) a annoncé, ce mercredi 22 juillet, l’ouverture de trois affaires distinctes liées à des incendies volontaires survenus dans la wilaya de Constantine.
À l’issue des premières présentations, quatre suspects ont été placés en détention provisoire. Ces procédures s’inscrivent dans le cadre de la lutte rigoureuse contre les infractions terroristes, les actes de sabotage et la criminalité organisée transnationale, alors que plusieurs régions du pays font face à une résurgence d’incendies dévastateurs.
Des suspects confondus par des vidéos et un flagrant délit
Les enquêtes rigoureuses, menées conjointement par la brigade criminelle de la Sûreté de wilaya de Constantine et le service de recherches et d’investigations de la Gendarmerie nationale, ont permis de faire la lumière sur trois départs de feu distincts :
- Quartier Es-Sanoubar : Deux individus, identifiés comme Ben Fougal Saber Ayoub et Fouaizia Abderrahmane, sont accusés d’association de malfaiteurs et d’avoir incendié volontairement des broussailles. Les enquêteurs se sont appuyés sur une vidéo accablante les montrant directement en train de mettre le feu à la végétation.
- Route de la Soummam : Un troisième suspect, Lemouissi Farouk, a également été confondu par un enregistrement vidéo le montrant en train d’enflammer des arbres et des maquis le long de cet axe routier majeur.
- Autoroute Constantine-Annaba : Le nommé Benkhelifa Seif Eddine a, quant à lui, été interpellé en flagrant délit. Il mettait le feu à des amas de câbles en cuivre le long du mur séparateur. Le sinistre s’est rapidement propagé, ravageant deux hectares de forêt appartenant au domaine de l’État.
De lourdes qualifications pénales retenues
Présentés devant le Pôle pénal spécialisé d’Alger, les quatre mis en cause font face à des accusations particulièrement graves. Une information judiciaire a été ouverte pour :
- Crime de sabotage visant à mettre en danger la vie, la sécurité et les biens des personnes (articles 87 bis et 87 bis 1 du Code pénal).
- Incendie volontaire de biens forestiers de l’État (article 138 de la loi relative aux forêts et aux richesses forestières).
Le juge d’instruction a ordonné leur placement immédiat en détention provisoire en attendant les conclusions finales de l’enquête judiciaire.Face à la menace des feux estivaux, les autorités réaffirment ainsi leur fermeté absolue envers les auteurs d’actes criminels portant atteinte au patrimoine forestier national et à la sécurité des citoyens.
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