L’axe Alger-Doha, notamment sur volet économique, ne cesse de se consolider, faisant du Qatar, l’un des plus importants investisseurs étrangers en Algérie, hors hydrocarbures.
Ainsi et dans le sillage de cette « lune de miel » économique et industrielle, le ministre de l’Industrie, M.Yahia Bachir, a tenu ce lundi 29 juin 2026, une réunion stratégique avec l’ambassadeur du Qatar en Algérie, Abdelaziz Ali Al-Naeema.
Au cœur des discussions : le coup d’accélérateur donné aux mégaprojets d’AQS à Bellara et de Baladna, symboles de la lune de miel économique entre les deux nations.
Sidérurgie : Cap sur la phase 2 de l’extension d’AQS à Bellara
En effet, le secteur de la sidérurgie en Algérie s’apprête à franchir un palier historique. Lors de cette rencontre de haut niveau, à laquelle participaient les représentants de la Société Nationale de Sidérurgie (SNS), l’accent a été mis sur la deuxième phase d’extension du complexe sidérurgique d’El Milia (Jijel), géré par la société mixte algéro-qatari, Algerian-Qatarie Steel (AQS).
Cet investissement colossal vise non seulement à doubler la capacité de production du site, mais aussi à positionner l’Algérie comme un hub d’exportation d’acier incontournable en Afrique et en Méditerranée. Les discussions ont permis de passer en revue l’avancement des travaux et de définir des mécanismes concrets pour lever les derniers obstacles bureaucratiques et techniques.
Agroalimentaire : Le projet géant de Baladna pour la sécurité alimentaire
Outre l’acier, le partenariat algéro-qatari frappe un grand coup dans le secteur de l’agroalimentaire. Les représentants du géant qatari Baladna et du groupe public algérien Madar étaient également articulés autour de la table pour acter les avancées du mégaprojet de production de lait en Algérie. Ce projet agro-industriel d’envergure nationale répond à un enjeu crucial : renforcer la sécurité alimentaire du pays et réduire drastiquement la facture d’importation de la poudre de lait.
Face aux représentants des deux consortiums, le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, s’est montré ferme et rassurant. Son département ministériel s’engage à assurer une coordination continue avec toutes les parties prenantes pour accélérer le rythme de réalisation et garantir une mise en exploitation dans les plus brefs délais.
Cette démarche s’inscrit en droite ligne avec les orientations des plus hautes autorités de l’État algérien, qui misent sur :
• Le soutien indéfectible à la production nationale ;
• La diversification et la modernisation du tissu industriel ;
• L’attraction des investissements directs étrangers (IDE) à forte valeur ajoutée. Avec ces deux projets phares, les investissements qataris en Algérie confirment leur rôle de moteur de la transition économique algérienne.
