Parmi les volets évoqués lors de la récente visite du président du Niger, le Général Abdourahamane Tiani à Alger, figurait la reprise de la coopération énergétique entre la Sonelgaz et l’entreprise nigérienne d’électricité.
Cette coopération, entamée en novembre 2024 avec la construction par l’Algérie d’une centrale électrique au profit du Niger. Un projet stoppé net en mars 2025 lors de la brouille diplomatique entre Alger et Niamey. Cependant et après la normalisation actée début février, le groupe Sonelgaz vient de donner des nouvelles au sujet de cette station énergétique.
Ainsi, réuni ce lundi 23 février 2026 au siège du ministère, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, M.Mourad Adjal, a passé en revue plusieurs dossiers structurants du secteur. Au cœur des échanges : la gestion des risques, la situation de certaines centrales nationales et, surtout, l’état d’avancement du transfert d’une station solaire destinée au Niger, dans le cadre de la coopération énergétique entre les deux pays.
La phase de livraison entamée
En effet, M.Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, a présidé une réunion de travail consacrée au suivi des activités et à la gestion du secteur. Entouré de plusieurs cadres centraux, le ministre a insisté sur la nécessité d’un pilotage rigoureux et anticipatif des dossiers stratégiques.
À cet effet, les travaux ont porté sur une série d’axes prioritaires, traduisant la volonté des pouvoirs publics de consolider la performance globale du secteur énergétique et d’assurer la continuité d’un service public fiable et efficace.
L’un des points majeurs de la réunion a concerné l’avancement du transfert d’une station de production d’électricité à destination du Niger, dans le cadre du partenariat énergétique entre les deux pays. Désormais entrée en phase de livraison, cette station solaire constitue une étape déterminante dans le renforcement de la coopération bilatérale algéro-nigérienne.
Elle illustre l’engagement de l’Algérie à accompagner ses partenaires africains dans le développement d’infrastructures énergétiques durables, tout en promouvant les énergies renouvelables comme levier d’intégration régionale. En outre, ce projet reflète la dimension stratégique de la diplomatie énergétique algérienne, fondée sur le partage d’expertise, le transfert de savoir-faire et la solidarité continentale.
Cartographie des risques et suivi des infrastructures nationales
En premier lieu, la réunion a permis d’examiner la cartographie des risques liés aux installations et aux projets énergétiques. Cette démarche vise à anticiper les contraintes techniques, organisationnelles et opérationnelles susceptibles d’impacter la production et la distribution d’énergie.
Par ailleurs, la situation des centrales d’Aïn Oussera et d’Ouargla (site d’Ouled Aouam / Oumache) a fait l’objet d’une évaluation approfondie. Les responsables concernés ont présenté des rapports techniques détaillant l’état d’avancement des travaux et les mesures engagées pour optimiser le rendement de ces infrastructures stratégiques.
Exigence de qualité et respect des délais
Dans ce contexte, le ministre a écouté les exposés techniques et évaluatifs présentés par les cadres du secteur, avant de rappeler l’importance d’une prise en charge optimale des projets et des installations énergétiques. Il a ainsi insisté sur le strict respect des délais de réalisation et des normes de qualité, conditions essentielles pour améliorer la performance du service public, soutenir le développement économique et consolider la sécurité énergétique nationale.
Accélération des chantiers et coordination renforcée
Enfin, des orientations claires ont été données pour accélérer le rythme d’exécution des projets en cours, renforcer la coordination entre les différents acteurs et assurer un suivi rigoureux des décisions sur le terrain.
À travers cette dynamique, le ministère réaffirme sa volonté d’inscrire le secteur énergétique dans une logique d’efficacité, d’anticipation et d’ouverture régionale, avec une attention particulière portée à la réussite de la livraison de la station solaire destinée au Niger — symbole d’une coopération énergétique africaine en pleine consolidation.
