La psychose autour de la prétendue toxicité de la pastèque en Algérie a pris une tournure judiciaire.
À Relizane, les services de sécurité ont mis fin aux agissements d’un internaute qui propageait de fausses informations sur les réseaux sociaux, appelant au boycott de ce fruit estival très populaire.
Une fausse alerte à la pastèque toxique qui coûte cher
C’est la fin de la récréation pour les semeurs de panique sur le web algérien. La brigade de lutte contre la cybercriminalité de la sûreté de la wilaya de Relizane a interpellé un individu accusé d’avoir orchestré une campagne de désinformation massive. Via son compte Facebook personnel, l’homme propageait des rumeurs alarmistes affirmant que la pastèque locale était impropre à la consommation.
En appelant ouvertement au boycott du fruit, le suspect ne se doutait pas que ses publications allaient rapidement alerter les autorités judiciaires. Présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Relizane, puis devant le juge d’instruction, il a été placé en détention provisoire. Il est aujourd’hui poursuivi pour diffusion délibérée de fausses informations susceptibles de porter atteinte à l’ordre public.
Sécurité alimentaire et économie nationale visées
Ce feuilleton de la « pastèque toxique » dépasse le simple cadre du fait divers. En Algérie, les rumeurs récurrentes sur les produits agricoles estivaux touchent à un sujet sensible : la sécurité alimentaire et l’économie nationale.
Ce que dit la loi : Les autorités rappellent que la propagation de fausses nouvelles touchant aux produits de large consommation est sévèrement punie. Elle nuit gravement aux agriculteurs locaux et déstabilise le marché national en créant une paranoïa injustifiée chez le consommateur.
Les services de sécurité, de concert avec les ministères de l’Agriculture et de la Santé, multiplient les contrôles de qualité pour rassurer les citoyens. Cet été encore, les analyses confirment la conformité des produits sur le marché, renvoyant la thèse de la toxicité au rang de pure fake news.
Rumeurs sur les réseaux sociaux : la vigilance est de mise
Cette arrestation sonne comme un avertissement pour les utilisateurs des réseaux sociaux en Algérie. À l’ère de la viralité, partager une fausse information sur la santé publique ou l’alimentation peut mener directement à la case prison. Les autorités appellent les consommateurs à la plus grande vigilance et à ne se fier qu’aux communiqués officiels des autorités sanitaires avant de relayer des alertes de boycott.
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