Loin d’être un dégel effectif, les relations entre Alger et Paris sont passées en l’espace de 48h d’une crispation aiguë à un semblant de frémissement.
Ainsi, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu ce mardi le ministre français de l’Intérieur, M. Laurent Nuñez, au terme d’une visite officielle effectuée les 16 et 17 février en Algérie.
La rencontre s’est tenue en présence du directeur de Cabinet de la Présidence de la République, M. Boualem Boualem, du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, du conseiller diplomatique du président, M. Amar Abba, ainsi que du Directeur général de la Sécurité intérieure, le Général-Major Abdelkader Aït Ouarabi.
Relance du dispositif de coopération sécuritaire
En effet et à l’issue de l’audience, le ministre français s’est déclaré satisfait de son déplacement et des échanges menés avec les responsables algériens. « Je viens de rencontrer le président Tebboune qui m’a fait l’honneur de me recevoir après avoir, toute la journée d’hier, travaillé avec mon homologue algérien et l’ensemble des responsables des services de sécurité algériens et français », a-t-il affirmé.
Au cœur des discussions : la remise en marche d’un mécanisme de coopération couvrant plusieurs volets stratégiques. «Nous avons travaillé à mettre en place, à réenclencher un dispositif de coopération sécuritaire de très haut niveau qui a porté à la fois sur la coopération judiciaire, policière et en matière de renseignements », a expliqué M. Nuñez.
L’objectif, selon lui, est de « densifier cette relation et reprendre des relations normales » dans le domaine de la sécurité. En sa qualité de ministre de l’Intérieur, il s’est dit satisfait de cette dynamique, soulignant que cette relance s’inscrit dans une volonté commune de renforcer les échanges opérationnels et institutionnels.
Coopération policière et judiciaire renforcée
Le ministre français a également mis en avant l’implication directe du chef de l’État algérien dans cette démarche. Selon lui, le président Tebboune « a demandé à ses services de travailler avec les services français pour améliorer significativement notre coopération en matière policière, en matière judiciaire et puis en matière aussi de réadmission ».
Dans ce sillage, Laurent Nuñez a tenu à remercier son homologue algérien, M. Saïd Sayoud, « qui nous a réunis et qui a fait en sorte que nous puissions travailler dans ce sens », saluant la qualité des échanges techniques menés avec les responsables des services de sécurité des deux pays. Au-delà du cadre strictement sécuritaire, les discussions ont également porté sur les questions migratoires. Le ministre français a exprimé son souhait de voir la coopération « en matière de sécurité, de coopération sécuritaire et d’immigration se poursuivre à très haut niveau ».

Un commentaire
Plutôt un « faux-semblant » de dégel (fausse apparence d’amélioration, de réchauffement ou d’apaisement dans une relation mitigée). Prétexte mensonger d’un simulacre où les tensions réelles demeurent masquées par des gestes superficiels ou une façade trompeuse.. La France pour l’Algérie c’est fini.. à ce que je pense..