L’Algérie accélère sa transition vers une plus grande sécurité alimentaire.
Lors d’une récente rencontre stratégique, le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a réaffirmé l’engagement total de l’État à soutenir le mégaprojet algéro-qatari « Baladna », dédié à la production de lait infantile. Ce partenariat s’annonce comme un véritable levier de croissance pour l’économie nationale.
Un partenariat et des ambitions
Le projet a franchi une nouvelle étape décisive suite à une réunion de travail entre les autorités algériennes et une délégation qatarie de premier plan.
Menée par Ramez Al-Khayyat, PDG de Power International Holding, la délégation réunissait les dirigeants de UCC Holding et de Baladna Algérie, sous le parrainage de l’ambassadeur du Qatar en Algérie, Abdelaziz Ali Al-Naama.
L’objectif partagé est clair : garantir une coordination parfaite pour concrétiser cette usine dans les plus brefs délais, en s’appuyant sur un modèle de partenariat gagnant-gagnant.
Objectif : Réduire la facture d’importation
La production locale de lait infantile représente un enjeu industriel et commercial majeur. Ce projet vise à transformer le paysage économique algérien à travers plusieurs axes :
- Couverture du marché national : Répondre efficacement et durablement à la forte demande interne en lait maternisé.
- Réduction des importations : Faire baisser drastiquement la facture d’importation liée aux produits laitiers spécialisés.
- Souveraineté industrielle : Stimuler la production nationale grâce à des infrastructures de pointe.
L’Emploi et la formation au cœur de la stratégie
La présence de la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, lors de ces échanges souligne la volonté du gouvernement de maximiser l’intégration locale. Ce volet humain repose sur :
- Des programmes sur mesure : Le déploiement de formations spécialisées calquées sur les standards internationaux de l’industrie laitière.
- L’employabilité : La préparation et l’intégration d’une main-d’œuvre algérienne hautement qualifiée.
- Le transfert de compétences : La garantie de confier les rênes technologiques aux talents locaux.
Une chaîne de caleur sous l’égide de Madar
Sur le plan opérationnel, l’architecture du projet repose sur une alliance solide entre les secteurs public algérien et privé qatari :
- Co-investissement : Le financement et la gestion sont assurés conjointement par la filiale qatarie UCC Holding et le géant public algérien Madar.
- Approvisionnement en circuit court : Le partenaire Baladna Algérie aura la mission stratégique d’approvisionner l’usine en lait frais, utilisé comme matière première exclusive.
Cette dynamique illustre parfaitement la nouvelle stratégie d’attractivité de l’Algérie pour les investissements étrangers productifs et durables.
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