Le ministre de l’Agriculture, Yacine El Mahdi Oualid, a reçu ce mercredi 1er avril 2026 une délégation qatarie conduite par Moataz Al-Khayyat, président du Conseil d’administration du groupe Estithmar Holding, en présence de l’ambassadeur du Qatar en Algérie.
Ainsi, cette rencontre marque une étape décisive dans la consolidation du partenariat stratégique algéro-qatari dans le secteur agricole.
Baladna : un investissement qatari d’envergure continentale
En effet et selon le communiqué du ministre de l’Agriculture, avec une emprise foncière de 117 000 hectares dans la wilaya d’Adrar et une capacité prévue de 270 000 têtes de bovins, le projet Baladna dépasse le cadre d’une simple exploitation agricole. Il s’impose comme un investissement structurant à l’échelle régionale, témoignant de la confiance du capital qatari dans le potentiel agricole du sud algérien et dans la stabilité du cadre d’investissement offert par l’Algérie.
Un levier direct pour réduire la dépendance aux importations
Par ailleurs, M.Yacine Mahdi Oualid, souligne que l’ambition affichée par l’Algérie est claire : couvrir jusqu’à 50 % des besoins nationaux en poudre de lait et développer la filière viande rouge. Dans un contexte de pression sur les réserves de change et de volonté affirmée de substitution aux importations, « Baladna s’inscrit directement dans la feuille de route économique portée par les plus hautes autorités algériennes», a-t-il noté. Et d’ajouter « Il ne s’agit pas seulement d’un projet agricole, mais d’un instrument de souveraineté alimentaire» à fort impact macroéconomique.
Les perspectives d’un partenariat appelé à s’approfondir
La réunion du 1er avril a permis de tracer une feuille de route précise pour les prochaines phases du projet, en insistant sur l’accélération du rythme d’exécution et l’intégration de technologies agricoles de pointe. Une visite de terrain conjointe sur le site d’Adrar est prévue prochainement, signal fort d’un suivi au plus haut niveau. Ce projet pourrait constituer un modèle reproductible pour d’autres investissements qataris dans les secteurs stratégiques algériens — énergie, infrastructures, agroalimentaire — dans le cadre de la dynamique de rapprochement économique entre Alger et Doha.
