À la veille de l’Aïd El Fitr, quatre jeunes coiffeurs de Ghardaïa ont posé leurs tabliers de travail pour enfiler ceux de la solidarité.
Ainsi, une initiative aussi humble que touchante, qui a illuminé le centre psychopédagogique « El Baraa » de Touzzouz, situé au nord de la grande palmeraie de Ghardaïa, et offert aux enfants en situation de handicap un moment de joie et de dignité retrouvée.
Quatre coiffeurs, un seul objectif : donner sans compter
En effet, Lakhdar Boulenaâche, Nadir Hamada, Omar Mousselmal et Kacem Tadjrouna — quatre collègues de profession et amis de cœur — ont fait le choix, en pleine période de haute saison pour leur activité, de renoncer à leurs recettes financières pour se rendre auprès des enfants du centre. Équipés de leur matériel professionnel — tondeuses, ciseaux, peignes, brosses, tabliers et serviettes — ils ont pris en charge, un à un, chaque enfant nécessitant une coupe de cheveux, avec patience, douceur et bienveillance.
Des sourires qui valent tous les pourboires du monde
En présence des parents, éducateurs et responsables du centre, la séance de coiffure bénévole s’est transformée en véritable moment de fête.
Malgré certaines incapacités physiques, les enfants rayonnaient de joie, exprimant leur gratitude à travers des sourires et des gestes spontanés, comme seuls les enfants savent le faire. Un coup de tondeuse, un passage de ciseaux, un souffle de séchoir, et chaque petit visage se métamorphosait, fier et heureux, prêt à accueillir l’Aïd avec style et dignité.
Un geste simple, un impact profond sur l’estime de soi
Au-delà de l’aspect esthétique, cette action bénévole revêt une dimension humaine et sociale profonde. Elle illustre parfaitement le rôle que peuvent jouer les métiers de service comme vecteurs de lien social et de solidarité communautaire. Prendre soin de l’apparence d’un enfant en situation de handicap, c’est lui reconnaître une valeur, lui redonner confiance et lui rappeler qu’il fait pleinement partie de la société.
Ces initiatives, très appréciées pour leur impact positif sur l’estime de soi des bénéficiaires, rappellent que la solidarité ne se mesure pas toujours à l’aune des grands discours ou des budgets colossaux. Elle se vit, se pratique et se transmet à travers des actes concrets, à portée de main — ou plutôt, à portée de ciseaux.
Un élan de solidarité qui force le respect
Cette belle initiative des quatre coiffeurs de Ghardaïa mérite d’être saluée et encouragée. Elle témoigne d’une jeunesse algérienne engagée, généreuse et consciente de ses responsabilités envers les plus vulnérables.
En choisissant de consacrer leur temps et leur talent aux enfants du centre El Baraa, Lakhdar, Nadir, Omar et Kacem ont offert bien plus qu’une coupe de cheveux : ils ont offert de la dignité, de la chaleur humaine et un souvenir inoubliable à la veille de la fête. Bravo et merci à ces quatre ambassadeurs de la solidarité ghardaouie. Puisse leur exemple inspirer d’autres initiatives similaires à travers toute l’Algérie.
