Après plusieurs mois de suspension en raison de la saison estivale, l’importation de véhicules neufs et de moins de trois ans par les particuliers résidant en Algérie est de nouveau autorisée via les ports stratégiques d’Alger et d’Oran.
Une levée de restriction très attendue par les usagers, qui marque le retour à la normale du trafic maritime automobile dans ces deux infrastructures majeures.
C’est une nouvelle qui va soulager de nombreux automobilistes et importateurs particuliers. Depuis le 16 septembre 2026, les navires transportant des véhicules de moins de trois ans ou flambant neufs peuvent à nouveau accoster et débarquer leur cargaison roulante dans les ports de la capitale, Alger, et de la capitale de l’Ouest, Oran. Cette reprise met fin à une mesure temporaire de restriction qui aura duré trois mois.
Pourquoi l’importation avait-elle été gelée cet été ?
Pour comprendre cette reprise, il faut remonter à la fin du mois de mai dernier. La Direction générale de la marine marchande, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur et des Transports, avait adressé une note stricte à l’ensemble des compagnies maritimes desservant l’Algérie.
Dès le 15 juin, le débarquement des véhicules importés par des résidents algériens était strictement interdit aux ports d’Alger et d’Oran. L’objectif de cette décision gouvernementale était clair : désengorger les principales infrastructures portuaires du pays afin de garantir des conditions d’accueil optimales aux membres de la diaspora algérienne (les Algériens résidant à l’étranger) rentrant au pays pour passer leurs vacances d’été.
Le traitement administratif et douanier des véhicules importés étant particulièrement chronophage, cette suspension a permis de fluidifier le trafic passager lors du pic de fréquentation estival.
Les ports alternatifs : l’échappatoire de l’été 2026
Durant cette période de gel (du 15 juin au 15 septembre), les Algériens souhaitant acquérir un véhicule à l’étranger n’étaient pas pour autant totalement bloqués. La réglementation autorisait le transit par d’autres infrastructures portuaires du pays.
Ainsi, les acquéreurs ont dû réorienter leurs traversées vers des ports secondaires, mais tout aussi vitaux pour l’économie nationale, à savoir :
- Le port de Béjaïa
- Le port de Skikda
- Le port d’Annaba
- Le port de Mostaganem
Si ces alternatives ont permis de maintenir l’activité d’importation des véhicules de moins de 3 ans en Algérie, elles imposaient souvent des contraintes logistiques et des trajets routiers supplémentaires aux acheteurs résidant au centre ou à l’ouest du pays.
Nouris Elbahr Ferries officialise la reprise des traversées
La fin de cette mesure temporaire, initialement programmée pour le 15 septembre, a été confirmée sur le terrain. La nouvelle compagnie maritime algérienne, Nouris Elbahr Ferries, a été l’une des premières à annoncer officiellement la bonne nouvelle à sa clientèle.
Dans un communiqué publié le 16 septembre sur ses réseaux sociaux, la compagnie a déclaré : « L’interdiction d’embarquement des véhicules neufs ou de moins de 3 ans via les ports d’Alger et d’Oran a pris fin. À partir d’aujourd’hui, vous pouvez à nouveau prévoir votre traversée avec votre véhicule, sous réserve des conditions réglementaires applicables. »
Cette annonce sonne le coup d’envoi d’une rentrée dynamique pour le secteur du transit automobile. Nouris Elbahr Ferries souligne à juste titre qu’il s’agit d’une excellente nouvelle pour les voyageurs et les importateurs particuliers, qui retrouvent ainsi leurs habitudes et un accès direct aux deux plus grandes métropoles du pays.
Quelles conditions pour importer une voiture de moins de 3 ans en Algérie aujourd’hui ?
Il est important de rappeler que si les ports d’Alger et d’Oran sont de nouveau ouverts à ces débarquements, la réglementation douanière et fiscale reste inchangée.
Les particuliers résidant en Algérie souhaitant importer un véhicule d’occasion (de moins de 3 ans) doivent s’assurer que ce dernier respecte les normes environnementales en vigueur, et doivent s’acquitter des droits et taxes douanières applicables selon la motorisation (thermique, hybride ou électrique). La levée du gel estival ne dispense en aucun cas du respect strict du cahier des charges régissant ce type d’importation, relancé par le gouvernement pour faire face à la forte demande sur le marché automobile national.
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