Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), est déjà en pré-campagne électorale en vue des prochaines élections législatives.
Ainsi, cette formation politique, présidée par M.Atmane Mazouz, est en « mission reconquête » après des années de boycott et d’abstention.
Un choix qui avait exaspéré la base militante du RCD, surtout que ce parti sombrait peu à peu dans l’oubli, même dans son fief historique, à savoir la Kabylie. C’est justement à partir de la capitale du Djurdjura ( Tizi-Ouzou), que M.Mazouz, a appelé ce vendredi 3 avril 2026, ses militants à une «mobilisation immédiate» en perspective des prochaines échéances électorales.
Le RCD se prépare aux élections : cap sur la mobilisation et le parrainage
En effet, c’est au niveau de la cinémathèque de Tizi-Ouzou et devant plusieurs centaines de militants qu’Atmane Mazouz, a ouvert les travaux d’une rencontre organique en plaçant les prochaines échéances électorales au cœur de ses priorités. Dans ce contexte, le leader du parti a clairement indiqué que le RCD a décidé de participer à ces scrutins et que la« préparation doit commencer sans délais» . Mazouz a insisté sur deux axes concrets : la sensibilisation des jeunes à l’inscription sur le fichier électoral, et l’intensification de la prospection pour le parrainage des candidatures. « Rien ne se construit dans l’improvisation. Nous devons renforcer notre organisation, élargir notre base, mobiliser les militants, les sympathisants et les citoyens attachés aux valeurs de la liberté et de la démocratie », a-t-il affirmé.
Organisation, rigueur et construction d’une alternative démocratique
Par ailleurs, le président du RCD a fixé une feuille de route claire à chaque structure du parti : identifier les soutiens, convaincre les citoyens et organiser les forces militantes sur le terrain. « Chaque structure du parti doit engager un travail rigoureux, identifier les soutiens, convaincre les citoyens, organiser nos forces et préparer les parrainages nécessaires à nos candidatures », a-t-il soutenu. Mieux, M.Mazouz a réaffirmé que la vocation du RCD est la construction d’une alternative démocratique, refusant tout ce qu’il qualifie de « jeux stériles » et de postures motivées par le ressentiment. S’adressant aux anciens cadres critiques du parti, il a déclaré : « On ne réécrit pas son histoire à coups de ressentiment et le RCD refuse d’entrer dans ces jeux stériles», fait-il savoir
Le RCD appartient à ses militants, pas à ses dirigeants
Dans une déclaration à forte portée symbolique, Atmane Mazouz a tenu à rappeler la nature «collective et idéologique» du RCD : « Le RCD n’est pas une propriété privée. C’est une conscience politique libre. Et tant que nous serons là, le RCD n’appartiendra ni à Atmane Mazouz, ni à Mohcine Belabbas, ni à Saïd Sadi et certainement pas à ceux qui appellent à sa disparition. Le RCD appartient à ses militants, à ses idées et au combat démocratique. ». Cette sortie intervient dans un contexte de tensions internes au sein du parti et de querelles entre anciens et actuels dirigeants, que Mazouz a visiblement voulu clore par une prise de position ferme.
