La wilaya d’Alger regorge de piscines municipales, mais la plupart d’entre-elles sont fermées au grand public à cause de leur vétusté.
Cette situation, n’a eu de cesse d’exaspérer les Algérois, les poussant à interpeller les autorités locales, à leur tête le ministre wali d’Alger, M. Mohamed Rabhi.
Ce dernier, a donné ce dimanche 17 mai 2026, le coup d’envoi officiel de la réhabilitation des piscines de la capitale, lors d’une tournée d’inspection menée dans plusieurs complexes sportifs.
Huit piscines sous tutelle de la wilaya
En effet, cette opération s’inscrit dans le cadre du décret présidentiel 26-149, qui a transféré la gestion de huit grandes piscines d’Alger à la wilaya. Un changement de tutelle censé débloquer des années d’immobilisme administratif.
Le wali a visité en personne quatre sites prioritaires : le complexe aquatique Mohamed Boudiaf, la piscine du complexe sportif féminin de Ben Aknoun, la piscine du 1er-Mai, et celle du complexe Ahmed Ghermoul à Sidi M’hamed. Des infrastructures restées hors service depuis plusieurs années.
Des installations dans un état préoccupant
Les premières évaluations dressent un tableau sévère. Les défaillances sont multiples et cumulées : réseaux hydrauliques défectueux, systèmes de filtration hors d’usage, installations électriques défaillantes, maintenance périodique inexistante.
Plus grave : des instabilités structurelles ont été relevées au niveau de certaines toitures et structures supérieures, représentant un risque direct pour la sécurité des usagers. Des manquements aux normes de sécurité viennent compléter ce tableau, rendant une intervention globale incontournable.
Instructions fermes, délais serrés
Face à ce constat, Rabehi n’a pas laissé de marge de manœuvre : finaliser les études techniques dans les plus brefs délais, puis lancer immédiatement les travaux de réhabilitation et de modernisation.
Le wali a également ciblé deux sites à rouvrir impérativement cet été — la piscine du complexe olympique du 5-Juillet et la piscine Kettani à Bab El Oued — en exigeant l’engagement urgent des opérations de réaménagement.
La wilaya d’Alger se retrouve désormais en première ligne pour tenir un pari que les gestionnaires précédents n’avaient pas relevé depuis des années.
