Après avoir interpellé le ministère de la Santé publique au mois de janvier dernier, le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation de santé publique (SNAAMARSP) compte mettre ses menaces à exécution.
Ainsi, ce syndicat présidé par M. Mohamed Amine Bendali et après avoir épuisé toutes les voies légales afin de se faire entendre auprès du département d’Aït Messaoudène, annonce avoir déposé un préavis de grève nationale juste après les fêtes de l’Aïd El Adha.
Pourquoi cette grève maintenant ?
En effet et dans un communiqué rendu public et dont JUST-INFODZ a été destinataire d’une copie, les agents médicaux en anesthésie-réanimation des établissements publics de santé entreront en grève nationale les 2 et 3 juin 2026.
Le syndicat avait suspendu son précédent mouvement de protestation pour « laisser une chance au dialogue ». Résultat : les engagements pris lors des sessions de conciliation n’ont pas été tenus. Revendications ignorées, textes réglementaires élaborés sans consultation du corps concerné, problèmes statutaires non résolus. « la coupe est pleine! », selon ledit syndicat.
La décision de déclencher la grève a été actée lors de la réunion du Conseil national du syndicat, le 9 mai 2026 à Blida, en présence d’un huissier de justice.

Ce que réclament les anesthésistes-réanimateurs
Les revendications portent sur des questions fondamentales qui traînent depuis des années : valorisation des diplômes et de l’expérience professionnelle, accès aux promotions et aux postes supérieurs, renforcement de la protection juridique, et reconnaissance des risques professionnels spécifiques aux services d’anesthésie et de réanimation.
Le syndicat dénonce également l’ « exclusion systématique » de ces professionnels des processus d’élaboration des textes réglementaires qui les concernent directement — un paradoxe pour un corps qui assure des fonctions vitales dans chaque hôpital public du pays.
Urgences et blocs opératoires : le service minimum maintenu
Le SNAAMARSP a pris soin de rassurer sur la continuité des soins. Le Bureau national exécutif s’engage à garantir le service minimum dans les services d’urgence et toutes les structures assurant des interventions vitales, conformément à la législation encadrant le droit de grève dans les secteurs essentiels.
Malgré l’escalade, le syndicat se dit toujours prêt à négocier — mais à une condition : que le dialogue soit accompagné de mesures concrètes et urgentes, pas de simples promesses. Le message est clair. La balle est dans le camp du ministère de la
