Séisme politique en Algérie. Les coulisses des élections législatives du 2 juillet 2026 continuent de livrer leurs secrets les plus sombres.
À Oran, le couperet de la justice vient de tomber : un candidat fraîchement élu et plusieurs encadreurs de bureaux de vote ont été placés en détention provisoire.
Soupçons de falsification, arrestations par la BRI, enquêtes à grande échelle… Récit d’un scandale d’État qui fait trembler la scène politique.
Oran au cœur de la tempête : Un élu de la « Sawt Echaâb » derrière les barreaux
L’affaire fait l’effet d’une bombe dans la wilaya d’Oran. Le juge d’audience près le tribunal d’Oued Tlelat a ordonné le placement en détention provisoire de A. Ben Djaâfar, un candidat qui venait tout juste de décrocher son siège au Parlement sous la bannière du parti Sawt Echaâb
Mais le député n’est pas tombé seul. Preuve que la fraude présumée s’est infiltrée au plus près des urnes, sept autres personnes ont été écrouées à ses côtés. Parmi elles, des encadreurs de bureaux de vote directement impliqués dans la supervision du scrutin du 2 juillet dernier.
Une fraude systémique ? Le pôle financier de Sidi M’Hamed s’en mêle
Le scandale d’Oran n’est que la face émergée d’un iceberg bien plus vaste. Plusieurs tribunaux à travers le pays ont en effet ouvert des enquêtes approfondies sur des soupçons de falsification massive des résultats.
Le dossier a pris une dimension nationale avec l’intervention du puissant pôle pénal économique et financier de Sidi M’Hamed. Ce dernier passe actuellement au crible les résultats de plusieurs circonscriptions, ciblant notamment des candidats élus sur la liste du Front El Moustakbal.
Coup de filet de la BRI : Plus de 30 suspects devant le juge d’instruction
L’offensive judiciaire s’est accélérée de manière spectaculaire avec l’entrée en scène des éléments d’élite de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Dely Ibrahim (El Biar), relevant de la Sûreté nationale.
Grâce à un coup de filet de grande envergure, plus de 30 individus soupçonnés de falsification et d’atteinte caractérisée à l’intégrité du vote ont été interpellés.
Présentés ce matin devant le procureur de la République, les suspects font désormais face aux magistrats instructeurs de la septième chambre. Alors que la transition politique de 2026 devait marquer un tournant, ce scandale de fraude électorale à Oran et Alger jette une ombre massive sur la crédibilité du nouveau Parlement. L’enquête, qui ne fait que commencer, promet déjà de nouvelles révélations explosives.
