Le blé constitue un atout non-négligeable dans la sécurisation de la souveraineté alimentaire d’un pays et l’Algérie a bien assimilé cette donnée stratégique.
Ainsi et après avoir atteint son autosuffisance en matière de blé dur, l’Algérie et afin de cadrer avec les dernières directives du président de la République, concernant la sécurité alimentaire du pays, vient de passer une nouvelle commande de blé tendre sur les marchés internationaux.
600 000 tonnes commandés
En effet, le pays poursuit sa « moisson » de blé à travers les marchés internationaux, visant à assurer et « sécuriser » ses stocks de céréales, notamment en blé tendre.
Ainsi et après les commandes effectuées aux mois de décembre et janvier derniers, lesquelles ont cumulés plus d’un million de tonnes en de blé tendre, une autre commande vient d’être passée. Dans ce sens, l’Algérie vient de passer commande de près de 600 000 tonnes de blé tendre auprès de plusieurs pays, notamment la Russie et l’Ukraine, indique l’agence Reuters. Cette dernière, qui a pu vérifier le contenu de l’appel d’offre émis par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), les prix d’achat sont compris entre 258 dollars la tonne CIF (coût, assurance et fret).
Ces nouvelles acquisitions sont réparties, selon la même, en trois périodes d’expédition : du 16 au 30 avril, du 1er au 15 mai et du 16 au 31 mai, depuis les principales zones d’exportation, en particulier en Europe.
Il est vrai que l’Algérie reste relativement discrète sur les résultats de ses appels d’offres. Néanmoins une chose est certaine, cet appel d’offres révèle à la fois la vigilance stratégique de l’Algérie face à la volatilité des marchés, et le basculement progressif vers l’Est de l’Europe et même les pays de l’Amérique latine, notamment l’Argentine.
