L’Autorité nationale indépendante des élections
(ANIE) est actuellement sous le feu de critiques de la plupart des formations politiques dites d’opposition.
Ainsi, à moins de cinq jours de la clôture des dépôts de candidatures pour les élections législatives de 2026, une nouvelle exigence administrative vient compliquer — une fois de plus — le parcours des candidats issus de la diaspora algérienne. À ce propos, le parti Jil Jadid, présidé par le Dr Lakhdar Amokrane, tire la sonnette d’alarme et interpelle cette instance.
Un document qui… sort de nulle part !
En effet et selon une lettre dénonciation émise par Jil Jadid, des candidats résidant à l’étranger ont appris, tardivement, qu’un certificat de nationalité algérienne serait désormais requis dans leur dossier de candidature. Problème : ce document ne figure pas dans la liste officielle des pièces transmises aux intéressés. Surtout, il ne peut être délivré qu’en Algérie — rendant son obtention matériellement impossible dans un délai aussi court pour des personnes établies hors du territoire.
Selon cette formation politique, ce « hic de dernière minute » rend la situation encore plus incohérente : saisie de la question quelques jours plus tôt, suite au signalement d’une délégation de l’ANIE en France, l’autorité électorale avait répondu par écrit que ce document «n’était ni exigé ni nécessaire», souligne Jil Jadid
Des «dysfonctionnements» en cascade
Dans la foulée, Jil Jadid recense plusieurs obstacles qui s’additionnent :
- • L’impossibilité pour de nombreux candidats de l’étranger d’obtenir un extrait de rôle, faute de résidence fiscale en Algérie ;
- • La publication du découpage électoral concernant la communauté nationale à l’étranger à moins de quinze jours de l’expiration du délai léga
- Et désormais, cette nouvelle contrainte administrative imposée sans préavis.
Pour le parti, l’accumulation n’est plus le fait du hasard. Il évoque une « situation d’impossibilité pratique de candidature », en «contradiction directe» avec le principe constitutionnel d’égalité entre citoyens. Jil Jadid rappelle qu’un passeport biométrique algérien en cours de validité ainsi que le numéro d’identification nationale S12 suffisent légalement à établir la nationalité algérienne. «Exiger un certificat supplémentaire relèverait donc d’une démarche redondante autant qu’inaccessible», est-il précisé.
La crédibilité du scrutin en jeu
Enfin et devant ces « couacs » chroniques, e parti formule deux demandes concrètes à l’ANIE :
• Renoncer à l’exigence du certificat et reconnaître le passeport biométrique ou le numéro S12 comme preuve suffisante ;
• Ou mettre en place, en coordination avec le ministère de la Justice, un mécanisme numérique d’urgence permettant l’obtention à distance du document.
« Comment parler de sérieux dans l’organisation des élections lorsque les règles semblent changer en permanence ? » interroge le parti dans son communiqué.
Jil Jadid estime que c’est désormais la crédibilité même du processus électoral qui se trouve mise en cause, et non plus de simples défaillances administratives isolées. L’ANIE n’a pas encore répondu publiquement à ces nouvelles interpellations. Les candidats de la diaspora, eux, attendent une clarification officielle — et urgente.
