Le tribunal de Bab El Oued (Alger) a condamné, ce mercredi, la dénommée « Ch. Imène », une récidiviste placée en détention provisoire, à une peine de 3 ans de prison ferme assortie d’une amende de 300 000 DA.
La mise en cause était poursuivie dans le cadre d’une affaire pénale liée à la diffusion d’un discours de haine et de discrimination sur les réseaux sociaux.
L’affaire a éclaté à la suite de l’apparition de la prévenue dans une vidéo sur la plateforme TikTok, où elle tenait des propos injurieux et diffamatoires à l’encontre des habitants d’un quartier de la capitale. Sur le plan civil, la même instance judiciaire a rejeté la constitution de partie civile de l’agent judiciaire du Trésor public pour défaut de fondement.
Ce verdict intervient après que le procureur de la République a requis, lors de l’audience précédente, une peine de 5 ans de prison ferme et une amende de 200 000 DA à l’encontre de l’accusée pour les mêmes chefs d’inculpation.
Regrets et réquisitions
L’accusée a comparu par visioconférence depuis la prison pour femmes de Koléa. Interrogée sur les faits qui lui sont reprochés, elle a reconnu être l’auteure de la vidéo filmée près d’une plage à Bab El Oued et diffusée sur son compte personnel, des propos qui ont directement conduit à son arrestation.
Devant le juge, la prévenue a exprimé ses profonds regrets et son repentir, demandant le pardon des habitants de la région qu’elle avait ciblée par des expressions particulièrement insultantes.
Une interpellation technologique et de terrain
Les faits remontent à la détection, par les services de sécurité, d’une séquence vidéo relayée sur les réseaux sociaux et contenant des propos incitant à la haine via les technologies de l’information et de la communication.
Sous la supervision du parquet compétent, la brigade de protection des mœurs de la première circonscription de la police judiciaire (Alger-Centre) a immédiatement diligenté une enquête préliminaire. Les investigations techniques et de terrain ont permis d’identifier et de localiser la propriétaire du compte TikTok, menant ainsi à son interpellation.
Lors de l’opération, les enquêteurs ont saisi le téléphone portable ayant servi à la diffusion des messages de discrimination. De plus, une quantité de résine de cannabis, destinée à sa consommation personnelle, a été découverte lors de la perquisition de son domicile.
