Trois jours après le meurtre d’un chauffeur de taxi agréé à la station de Kahouat Chergui, dans l’est d’Alger, la police a annoncé ce mercredi l’arrestation de trois suspects : un taxieur clandestin et ses deux fils, soupçonnés d’avoir commis ce crime avec préméditation et guet-apens.
Une arrestation rapide après un crime qui a choqué l’Algérie
En effet, la sûreté de la wilaya d’Alger a confirmé l’interpellation du taxieur clandestin et de ses deux fils, présentés comme les principaux auteurs de l’assassinat de Djenane Salah Abdelkrim, chauffeur de taxi professionnel et figure connue de la station de Kahouat Chergui.
Les deux frères ont été arrêtés directement sur les lieux du crime. Une arme blanche de sixième catégorie, présentant des traces suspectes, a été retrouvée et saisie par les enquêteurs en tant que probable arme du crime. Les trois suspects ont été présentés au procureur régional compétent à l’issue des procédures légales d’usage.
Comment le drame s’est produit ?
Tout a commencé par une altercation à la station de taxi. La victime, chauffeur agréé et respecté de la corporation, a été violemment agressée par un opérateur de transport clandestin. Grièvement blessé, il a été évacué en urgence vers l’hôpital Mustapha Pacha, où il a succombé à ses blessures peu après son admission.
Des vidéos filmées par des témoins, rapidement diffusées sur les réseaux sociaux, ont montré la victime encore debout dans les instants suivant l’agression, avant une dégradation rapide de son état. Ces images ont provoqué une vague d’indignation nationale.
Le SNTT dénonce l’impunité des clandestins
Le Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT) a immédiatement réagi, qualifiant les faits de « crime odieux » et présentant ses condoléances à la famille du défunt et à l’ensemble de la corporation.
Mais au-delà du deuil, le syndicat pointe une réalité structurelle : l’impunité persistante des transporteurs clandestins dans les espaces officiels, le manque de contrôle rigoureux et un climat de tension chronique entre chauffeurs agréés et opérateurs illégaux.
- Le SNTT formule trois exigences urgentes aux autorités :
- Une révision immédiate des conditions de travail et de sécurité à la station de Kahouat Chergui
- Des dispositifs concrets de protection des chauffeurs et des usagers
- Un renforcement drastique du contrôle du transport clandestin
Ce meurtre, requalifié de drame national, place les autorités administratives et sécuritaires face à leurs responsabilités. Pour le SNTT, il n’est pas un fait isolé mais le symptôme d’un mal profond qui ronge le secteur du transport depuis des années, faute de régulation effica
