Ce mardi 23 juin 2026, la cour de Ghardaïa a confirmé la peine de mort à l’encontre du père de famille reconnu coupable du meurtre de ses quatre enfants à Oued Nechou.
Un verdict qui vient clore le volet judiciaire d’un drame qui avait profondément bouleversé l’opinion publique nationale en décembre 2024.
Verdict définitif pour l’assassin d’Oued Nechou
La sentence est tombée. Déjà condamné à la peine capitale en première instance le 11 décembre 2025 par le tribunal criminel près la cour de Ghardaïa, l’auteur du quadruple infanticide d’Oued Nechou a vu sa peine confirmée en appel ce mardi 23 juin 2026.
Après un premier report du procès pour des raisons de santé — l’accusé étant apparu très affaibli lors de précédentes audiences —, la justice a finalement tranché de manière définitive. L’horreur de ce crime, sans précédent dans l’histoire récente du pays, avait suscité une vague d’indignation et une immense émotion en Algérie et bien au-delà des frontières.
Rappel des faits : une macabre découverte à Ghardaïa
L’affaire débute le matin du 11 décembre 2024. Les gendarmes de la brigade de Heuraoua-ouest (dépendante du tribunal de Dar El Beïda à Alger) reçoivent la déposition de « S.B ». Cette dernière déclare que son époux, « Kh.O », vient de lui avouer l’assassinat de ses quatre enfants mineurs, issus d’un premier mariage.
Les victimes résidaient habituellement avec leur mère à El Atteuf, dans la wilaya de Ghardaïa. Une patrouille se rend immédiatement sur place à Alger pour interpeller le suspect. En parallèle, une coordination rapide entre les groupements de gendarmerie d’Alger et de Ghardaïa permet de localiser le lieu du crime : une zone isolée d’Oued Nechou, au milieu de constructions inachevées.
Les conclusions effroyables de l’autopsie
Accompagnés du procureur de la République et de la Protection civile, les enquêteurs découvrent les corps des quatre victimes, âgées de 4, 5 et 11 ans (pour les jumeaux).
Le rapport médico-légal de l’hôpital Dr Brahim Tirichine de Sidi Abbaz révélera l’extrême barbarie du mode opératoire :
• Identification des victimes : « Kh.i » (11 ans), « Kh.w » (11 ans), « Kh.a » (5 ans) et « Kh.a » (4 ans).
• Causes du décès : Les analyses de la police scientifique et du médecin légiste confirment que les enfants ont d’abord été étranglés, avant d’être aspergés d’essence et brûlés au troisième degré. La strangulation reste la cause principale de la mort.
Un crime prémédité sous couvert d’une promenade
Transféré à Ghardaïa après une extension de compétence territoriale, le prévenu est passé aux aveux complets. Il a reconnu avoir planifié son geste le 10 décembre 2024 aux alentours de 15h15.
Sous prétexte de les emmener en promenade pour leur acheter des affaires, le père a récupéré ses quatre enfants à 14h00. Il a ensuite fait le plein d’un jerrican d’essence dans une station-service avant de se diriger vers le lieu isolé qu’il avait préalablement repéré.
Après avoir commis l’irréparable, il a détruit son téléphone portable, abandonné son véhicule et pris la fuite vers Alger pour se réfugier chez sa seconde épouse. C’est cette dernière, face aux aveux terrifiés de son mari à l’aube du 11 décembre, qui a courageusement alerté la gendarmerie après l’avoir incité à s’endormir.
Application rigoureuse du Code pénal
Placé sous mandat de dépôt à la prison de Châabet Ennichène dès le 15 décembre 2024, le coupable a été jugé conformément aux lois de la République.
Le tribunal l’a reconnu coupable d’homicide avec préméditation sur ascendants, tortures et actes barbares. Des chefs d’inculpation lourdement sanctionnés par la législation algérienne, notamment sur la base des articles :
• 254, 255, 256 et 257 du Code pénal.
• 261 et 262 du Code pénal.
La confirmation de la peine capitale par la cour de Ghardaïa ce 23 juin 2026 vient ainsi clore l’un des dossiers criminels les plus sombres qu’ait connu la région.
