En dépit de l’obligation légale pour les services de l’Office des œuvres universitaires (ONOU) de mettre en place un service de transport au profit des étudiants qui résident au-delà de 45 kilomètres de leur université, il n’en demeure pas moins que la direction des œuvres universitaires (DOU) de Tizi-Ouzou, ne semble pas respecter cette règle.
En effet, des centaines d’étudiants et d’étudiantes des localités de Draâ El-Mizan et de Tizi-Gheniff, sise à une soixantaine de kilomètres au sud-est du chef-lieu de wilaya et plus particulièrement de leur université, ne cessent de réclamer le transport universitaire depuis des années.
Des étudiantes livrées à elles mêmes
Ainsi et à la veille de la rentrée après les fêtes de l’Aid El Fitr, ils étaient nombreux à guetter l’arrivée d’un bus soit à proximité du lycée Ali Mellah soit encore aux arrêts de bus au centre ville. « Je suis ici depuis huit heures et il est déjà midi, je ne suis pas encore partie. Il y a beaucoup de bus . Mais, il est très difficile de trouver une place. Tous les étudiants de la région sont là, à attendre une place au milieu des bousculades « , a réagi une étudiante venue d’un village situé à une dizaine de kilomètres de la ville. Et de poursuivre : » Si j’attendais demain, ce sera pour moi impossible d’arriver à l’heure à l’université », a-t-elle regretté.
Un autre étudiant a expliqué que depuis des années ses camarades demandaient des bus universitaires qui devraient au moins les prendre les week-ends en aller et retour. « Nous avons réclamé cette prestation non seulement au responsable des oeuvres universitaires mais aussi aux responsables locaux. Rien n’a été réglé depuis », a confié un membre du collectif d’étudiants à l’origine de ces multiples réclamations.
Insécurité et agressions au-delà de 17h!
Les étudiants de ces localités ont ajouté, par ailleurs, qu’ils trouvaient d’énormes difficultés à rejoindre leurs domiciles notamment en fin de semaine.
« Il faut voir les bousculades devant les bus les jeudis après-midi à la gare routièrede Tizi-Ouzou. Les filles sont harcelées parfois agressées surtout à la tombée de la nuit. Si vous arrivez après dix-sept heures, il est impossible de rentrer », s’est plaint une jeune fille qui ne rentrait pas uniquement à Tizi-Gheniff, une ville à plus de soixante kilomètres de Tizi-Ouzou, mais aussi qui devrait rejoindre son village à plus de quinze kilomètres de la ville.
Certains étudiants ont avoué même de rendre leurs chambres si et seulement si on leur garantit des bus de transport universitaire quotidien comme c’est le cas de nombreuses dairas de la wilaya. A noter que la plupart des étudiants de la région ne résident plus dans ces cités pour de nombreuses raisons.
A.O
