Réuni ce mercredi 8 avril 2026 sous la présidence du Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, le gouvernement a placé au cœur de ses travaux la transition numérique, marquée par l’annonce d’un plan progressif d’arrêt des réseaux 2G et 3G.
Une orientation stratégique accompagnée de plusieurs projets de réformes touchant également la santé publique, la lutte contre la drogue et l’encadrement de l’enseignement coranique.
Un plan progressif pour l’arrêt des réseaux 2G et 3G
En effet, le gouvernement a examiné un exposé consacré à l’arrêt progressif des réseaux de télécommunications mobiles de deuxième et troisième génération en Algérie. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de généralisation des technologies plus avancées, notamment la 4G et la 5G.
Dans ce cadre, les autorités ont souligné que le maintien de ces anciennes infrastructures n’est plus justifié, ni sur le plan technique ni économique. Leur arrêt permettra ainsi de libérer des ressources en fréquences, indispensables au développement des réseaux modernes, tout en réduisant les coûts de maintenance.
Par ailleurs, un calendrier de mise en œuvre progressive a été proposé, avec un objectif d’arrêt total à l’horizon 2029. Cette transition sera accompagnée par une adaptation du cadre réglementaire afin de garantir la disponibilité d’équipements compatibles sur le marché national. En outre, l’État entend renforcer les dispositifs de sécurité numérique pour faire face aux risques liés à la cybercriminalité et assurer la stabilité des réseaux de communication.
Lutte contre la drogue : vers un système de signalement incitatif
Parallèlement, le gouvernement a étudié un projet de décret exécutif visant à encourager la dénonciation des infractions liées aux stupéfiants et aux substances psychotropes.
À ce titre, ce texte s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la drogue (2025-2029). Il prévoit notamment l’octroi d’incitations financières aux citoyens fournissant des informations permettant d’identifier ou d’appréhender les auteurs de ces crimes.
Encadrement des compléments alimentaires
Dans un autre registre, un projet de décret relatif aux compléments alimentaires destinés à la consommation humaine a été examiné. En effet, ce dispositif vise à combler un vide juridique en définissant des normes techniques précises, notamment la liste des vitamines et minéraux autorisés ainsi que leurs doses maximales, afin de garantir la sécurité sanitaire des consommateurs.
L’enseignement coranique face aux enjeux de modernisation
S’agissant du secteur éducatif religieux, le gouvernement a pris connaissance d’un exposé sur l’enseignement coranique, qui demeure un pilier du patrimoine culturel et religieux national.
À cet égard, face à l’ampleur croissante de cette activité — avec plus de 1,25 million d’apprenants encadrés par près de 40 000 enseignants —, la nécessité de structurer et de moderniser ce secteur s’impose, notamment à travers sa numérisation et son encadrement réglementaire.
En conclusion, cette réunion du gouvernement met en évidence une volonté affirmée d’accélérer les réformes dans des domaines stratégiques, alliant transformation numérique, protection de la santé publique et consolidation des valeurs sociétales.
