L’Algérie est très active sur les marchés internationaux de céréales. Elle achète tout ce qu’elle peut en matière de blé tendre, et ce, afin de « blinder » ses stocks de blé meunier.
Ainsi, après avoir assuré son autonomie en matière de blé dur, l’Algérie poursuit sa stratégie visant à assurer et « sécuriser » ses stocks de céréales pour 2026, notamment en blé tendre. Moins de 72h après un précédent achat, estimé à 50 000 tonnes, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), vient d’effectuer une nouvelle transaction.
Près de 600 000t de blé commandés
En effet, l’Algérie vient de passer commande de près de 600 000 tonnes de blé tendre auprès de l’Argentine,indique l’agence Reuters. Cette dernière, qui a pu vérifier le contenu de l’appel d’offre émis par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), les prix d’achat sont compris entre 253 dollars la tonne CIF (coût, assurance et fret). « Mardi soir, les estimations sur le volume total restaient variées, mais les opérateurs ont indiqué qu’environ dix sociétés de négoce avaient remporté des ventes dans le cadre de cet appel d’offres, ce qui laisse présager un achat conséquent, supérieur aux premières prévisions », assure Reuters.
Précison de taille, l’hémisphère Sud en Argentine et Australie la récolte de blé se termine. Elle est particulièrement abondante ce qui fait dire à des opérateurs rencontrés par Reuters que « les prix sont si bas que même le blé de la mer Noire était hors course ».
Un commande en trois tranches
Par ailleurs et selon la même source, le premier arrivage est prévu 1er au 15 février 2026, le second du 15 au 28 du même mois, la troisième cargaison du 1er mars au 15 mars 2026.
Pour rappel, le pays avait déjà acquis d’importantes quantités de blé, notamment russe, en mai et juin derniers, où elle a acheté respectivement 300 000 et 600 000 tonnes de blé tendre. Sans compter les dernières de commandes de novembre écoulé.
L’Algérie reste relativement discrète pas les résultats de ses appels d’offres et les rapports sont basés sur des estimations commerciales, souligne l’agence britannique Reuters, qui explique que l’Algérie est un client important pour le blé notamment en provenance d’Australie, Afrique du Sud, Canada et bien évidemment d’Europe de l’Est et plus précisément la Russie et l’Ukraine.
