Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a validé ce dimanche 21 juin 2026 le plan de financement de la future ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Menéa.
Long de 495 kilomètres, ce chantier dont les travaux débuteront en septembre 2026 s’impose comme la véritable colonne vertébrale du mégaprojet Alger-Tamanrasset. Décryptage d’une infrastructure cruciale pour l’avenir économique et logistique du pays.
Un maillon central de la stratégie ferroviaire transsaharienne
Réuni en Conseil des ministres, le chef de l’État a donné un coup d’accélérateur décisif à ce projet en ordonnant l’allocation de tous les crédits nécessaires à sa concrétisation. Plus qu’une simple voie ferrée, ce tronçon constitue le cœur battant de la future liaison reliant Alger aux portes du grand Sud, à Tamanrasset. L’ambition affichée par la présidence est claire : accélérer le déploiement des chantiers pour stimuler la croissance, désenclaver les régions sahariennes et créer des milliers d’emplois directs et indirects.
L’intégration stratégique de Hassi Messaoud
Pour maximiser l’impact de cette infrastructure, le Président Tebboune a également instruit le raccordement de Hassi Messaoud à ce réseau.
Cette décision hautement stratégique vise un triple objectif :
• Réduire drastiquement les coûts et les temps de transport des marchandises.
• Optimiser la logistique industrielle du hub pétrolier.
• Booster les exportations de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, dont la mise en service est imminente.
100% algérien : un défi technique et souverain
Présenté lors de la deuxième édition du Salon international de l’industrie et des infrastructures ferroviaires (Algeria Rail Expo 2026) par Bachir Mokrani, cadre au ministère des Transports, le projet se distingue par son caractère souverain. Les études techniques, achevées à 100 %, ont été menées par des bureaux d’études locaux. De même, la réalisation des travaux sera confiée à des entreprises et de la main-d’œuvre algériennes.
Des délais contractuels à optimiser
Initialement fixé à 24 mois, le délai de réalisation fait déjà l’objet d’une attention particulière. Le ministère des Transports, en coordination avec le ministère des Travaux publics et l’ANESRIF (Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires), s’est engagé à compresser ce calendrier afin de mettre la ligne en service dans les plus brefs délais.
En réduisant les distances et en connectant les pôles énergétiques et agricoles du Sud au Nord du pays, ce projet pharaonique redéfinit la carte logistique de l’Algérie. Il s’inscrit pleinement dans la vision à long terme du pays : faire du rail le moteur principal du développement territorial et de la transition économique en 2026 et au-delà.
