Le groupe Sonatrach tend à moyen terme, à se hisser à un autre standing, celui d’une compagnie à la stature internationale et rivaliser avec les majors des hydrocarbures.
Pour ce faire, le groupe Sonatrach a mis en place une feuille de route des plus ambitieuses, avec des investissements colossaux. C’est du moins ce qui ressort des propos de son PDG, M.Nourredine Daoudi, qui s’est exprimé auprès de nos confrères de l’agence officielle APS.
Ainsi et dans un entretien fleuve, le PDG de Sonatrach, a dévoilé les grandes lignes du plan d’action tracé par cette entreprise. Au menu : modernisation des équipements, nouveaux investissements et une volonté assumée de se hisser parmi le top cinq des compagnies pétrolières mondiales.
950 nouveaux puits à forer
En effet, M.Daoudi, indiquera que Sonatrach vise dans son plan quinquennal ( 2026-2030), le forage de plus de 950 puits de développement et de réaliser environ 6300 opérations sur les puits existants et que « 26% du budget global d’investissement exploration et production est prévue en partenariat ». «Cet important plan d’investissement à moyen terme vise à maintenir et à renouveler notre base de réserves d’hydrocarbures ce qui permettra de répondre favorablement aux besoins du marché national en produit énergétiques, de soutenir les projets structurels majeurs initiés par notre pays et confortera notre part de marché et notre position de partenaire sûr et fiable vis-à-vis de nos clients internationaux », explique le PDG de Sonatrach. Et d’ajouter que le groupe s’inscrit dans une « vision prospective visant un mix énergétique durable d’ici 2030, renforçant le rôle de l’Algérie comme exportateur fiable et résilient »
Cap sur la pétrochimie l’intégration industrielle
En outre, ce dernier, indiquera également que l’entreprise qu’il dirige prévoit le lancement prochain 500 puits d’exploration, ainsi qu’un important programme d’acquisition sismique en 3D et 2D et d’études de traitement et de retraitement géologique et géophysique. Selon M.Daoudi, la trajectoire de Sonatrach est désormais claire : passer d’un modèle dominé par l’amont vers un modèle intégré, où la pétrochimie devient un levier stratégique de souveraineté industrielle, de diversification économique et de création de valeur locale, tout en consolidant le rôle de l’Algérie comme acteur énergétique majeur à l’échelle régionale et euro-méditerranéenne. « La pétrochimie reste une filière capitalistique, qui nécessite des dizaines de milliards de dollars à investir, une parfaite maîtrise des technologies et une bonne position sur les marchés externes, lorsque l’export est envisagé», a-t-il souligné.
Le projet du MTBE d’Arzew est à 86%
Dans le même sillage, le PDG de Sonatrach, révélera que cette dernière compte lancer « incessamment » des projets de «taille mondiale», dans le domaine du raffinage et à la pétrochimie.
Parmi eux, il citera le complexe MTBE (Méthyl Tert-Butyl Ether) à Arzew, un additif, actuellement importé, utilisé dans la formulation de l’essence, le complexe LAB (Linéaire Alkylbenzène) à Skikda dont le produit est mis au service de l’industrie des détergents et des nettoyants, et le complexe STEP/PDH PP à Arzew, pour la production du polypropylène. M. Daoudi a, dans ce cadre, relevé que le projet MTBE, entamé en 2022, connait actuellement « une progression de 86% en février 2026 avec une entrée en production progressive et une mise en service graduelle des unités, projetée à juin 2026 ».
Dans le cadre du partenariat, Sonatrach est associée avec la compagnie turque Ronesans pour un projet PDH PP, actuellement en phase de construction en Turquie, a-t-il mentionné, notant que le groupe continue de discuter et d’étudier avec divers partenaires potentiels d’autres projets pétrochimiques liés à la production de plastique et de méthanol.
2025, une année charnière pour Sonatrach
Enfin, interrogé à propos de récents partenariats internationaux conclus par Sonatrach, notamment dans le cadre du Bid Round 2024, le Pdg du groupe a indiqué que l’année 2025 a été marquée par la conclusion de huit (8) contrats d’hydrocarbures, dans le cadre de la loi 19-13, avec de grandes compagnies internationales, dont cinq contrats dans le cadre de l’appel à concurrence lancé par Alnaft. M.Daoudi, fait part d’un total de 17 découvertes d’hydrocarbures. « Nos bassins sédimentaires, complexes et riches, recèlent un potentiel important. Aussi, le nombre de découvertes enregistrées durant l’exercice 2025 s’élève à 17, concentrées dans des bassins dits matures, démontrant que notre domaine minier demeure largement prospectif », a-t-il conclu.
