Dans un grand dossier économique, le célèbre quotidien américain USA Today braque ses projecteurs sur l’Algérie.
Qualifié de « prochaine destination d’investissement en Afrique du Nord », le pays s’impose désormais comme une puissance régionale incontournable, portée par une diversification économique accélérée et des opportunités majeures dans l’énergie, les mines et le numérique.
Un virage stratégique salué par la presse américaine
En effet, longtemps centrées sur les questions de sécurité et d’énergie traditionnelle, les relations entre l’Algérie et les États-Unis entrent dans une nouvelle ère.
Dans un supplément spécial, USA Today positionne l’Algérie en tête des marchés émergents de la région. Cette reconnaissance internationale repose sur une dynamique claire : la volonté de l’Algérie de transformer ses immenses ressources naturelles en chaînes de valeur industrielles, tout en s’ouvrant aux technologies de pointe américaines.
Comme le souligne le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, cité dans le rapport : « La diversification économique est devenue une réalité après avoir été un simple slogan pendant des décennies. La prochaine étape sera celle d’une véritable transformation économique. »
Hydrocarbures et transition : L’attrait des géants américains
L’Algérie dispose d’un argument de poids dans la reconfiguration énergétique mondiale : elle détient les troisièmes plus importantes réserves prouvées de gaz de schiste au monde.
Face à une demande mondiale en quête de fournisseurs stables et fiables, l’intérêt des multinationales américaines s’intensifie. Le rapport met notamment en lumière les perspectives de coopération majeures avec ExxonMobil et Chevron dans les bassins d’Ahnet et de Berkine. L’objectif de la compagnie nationale Sonatrach est clair : valoriser ses ressources non conventionnelles grâce au transfert de technologies.
Vers une alliance énergétique globale
Au-delà du gaz et du pétrole, USA Today présente l’Algérie comme un futur leader des énergies propres grâce à son potentiel solaire unique. Le pays ouvre grand ses portes aux entreprises américaines spécialisées dans :
• L’énergie solaire et l’hydrogène vert.
• Le stockage d’énergie et les réseaux intelligents.
• Les solutions d’efficacité énergétique.
Le réveil des mines : Le projet géant de Gara Djebilet
Par ailleurs, l’autre grand argument de l’Algérie selon le quotidien US, réside dans son sous-sol. Le journal américain qualifie l’Algérie de « géant endormi du fer », en référence au gisement de Gara Djebilet. Situé dans le sud-ouest du pays, ce site renferme environ 3,5 milliards de tonnes de minerai de fer, dont 2 milliards sont économiquement exploitables.
Après des décennies de blocages techniques, le projet est entré dans une phase active depuis 2022. Soutenu par un partenariat avec des entreprises chinoises et la construction d’une ligne ferroviaire de 960 kilomètres reliant Gara Djebilet à Béchar, ce gisement est en passe de devenir le moteur de la sidérurgie nationale.
Le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, rappelle d’ailleurs que le secteur minier (qui inclut aussi le phosphate, le zinc et l’or) constitue désormais un levier stratégique majeur pour l’après-pétrole.
Tech, Santé et Agriculture : Les nouveaux visages de la croissance
En outre, l’Algérie ne mise plus uniquement sur ses ressources souterraines. Elle s’appuie également sur une population jeune et hyperconnectée pour bâtir une économie de la connaissance.
• L’économie numérique : Sous l’impulsion du ministre Nourredine Ouadah, le pays structure un écosystème propice aux start-up, à l’intelligence artificielle, à la FinTech et à la cybersécurité.
• La santé numérique et la pharma : L’Algérie réduit massivement sa dépendance aux importations de médicaments. Des entreprises locales, à l’image de SmartMed SA dans la digitalisation des services de santé, recherchent activement des partenaires américains.
• L’agroalimentaire d’exportation : Le secteur agricole confirme sa maturité, notamment à travers le succès de la datte Deglet Nour, dont les exportations progressent fortement vers le marché américain, dynamisant l’économie des régions sahariennes.
Un environnement d’affaires attractif et sécurisé
Pour séduire les investisseurs directs étrangers (IDE), l’Algérie a modernisé son cadre réglementaire. Interrogé dans le rapport, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Amine Labbou, rappelle un argument financier crucial : les entreprises étrangères peuvent désormais librement transférer leurs dividendes et bénéfices après s’être acquittées de leurs obligations fiscales.
Avec une stabilité politique retrouvée, une main-d’œuvre qualifiée et une position géographique stratégique aux portes de l’Europe et de l’Afrique, l’Algérie n’est plus seulement un fournisseur d’énergie : elle s’impose comme le nouveau carrefour des affaires en Afrique du Nord.
