Ces derniers jours, le gaz de propane liquéfié (GPL) algérien est au cœur de toutes les attentions et les convoitises.
La crise actuelle au Moyen-Orient et la chute drastique de la production qatari, vient de propulser l’Algérie sur la devant de la scène énergétique mondiale, car le pays a acquis la réputation d’être un fournisseur énergétique fiable.
Ainsi et après l’Italie, l’Allemagne et d’autres pays européens, voici un autre pays qui est en « pourparlers avancés » avec l’Algérie afin d’être approvisionné en GPL algérien : il s’agit de l’Inde.
l’Algérie dans la « short liste » du gouvernement indien
En effet et selon le site spécialisé news24online, le gouvernement indien vient d’entamer des discussions avec l’Algérie via Sonatrach, afin de garantir un approvisionnement stable.
La même source révèle que face aux inquiétudes concernant la hausse des prix de l’essence et du diesel due au conflit du Moyen-Orient, le gouvernement indien a pris attache avec le Canada, l’Australie et la Norvège pour assurer l’acheminement de ce combustible.« Nous prévoyons que les prix du pétrole brut se maintiendront autour de 100 dollars le baril. Il n’y a aucune pénurie d’essence ou de diesel dans aucune station-service du pays, néanmoins nous anticipons à tous les scénarios », a affirmé une source proche du gouvernement indien.
Exportations de GPL : l’Algérie prévoit une forte hausse de ses volumes d’ici 2028
Par ailleurs, l’Algérie renforce progressivement sa position sur le marché énergétique international. Selon les dernières projections, le pays devrait enregistrer une hausse importante de ses exportations de gaz de pétrole liquéfié (GPL) au cours des prochaines années, confirmant ainsi son rôle croissant parmi les grands fournisseurs d’énergie.
Une hausse de 6,3 millions de tonnes attendue
D’après une étude récente du cabinet britannique Algos Consulting, reprise par la chaîne AL24 News, les exportations algériennes de GPL pourraient augmenter de près de 6,3 millions de tonnes au cours des deux prochaines années. Cette progression s’inscrit dans une stratégie plus large menée par le groupe énergétique national Sonatrach, qui multiplie les initiatives pour renforcer sa présence sur les marchés internationaux et diversifier ses débouchés.
Une production appelée à culminer en 2029
Le rapport indique que la production nationale de GPL devrait continuer à croître pour atteindre son niveau maximal à l’horizon 2029, avec un volume estimé à 10 millions de tonnes. Cette capacité de production élevée, combinée à une consommation intérieure relativement faible — inférieure à 20 % de la production totale —, permettra de dégager d’importants excédents destinés à l’exportation.
Des infrastructures solides à Arzew
Pour soutenir cette montée en puissance, Sonatrach dispose déjà d’infrastructures industrielles importantes, notamment dans la zone pétrochimique d’Arzew. Le groupe y exploite deux unités majeures de traitement et de liquéfaction, GP1Z et GP2Z, dont la capacité combinée atteint 10,4 millions de tonnes.
Ces installations constituent un atout stratégique pour l’Algérie, en permettant d’absorber l’augmentation de la production tout en garantissant un flux régulier d’exportations vers les marchés internationaux.
L’Algérie renforce sa place sur le marché énergétique
Grâce à cette dynamique de production et à une stratégie d’expansion sur les marchés étrangers, l’Algérie confirme sa volonté de consolider sa position sur l’échiquier énergétique mondial.
L’objectif affiché par Sonatrach est clair : s’imposer durablement comme un fournisseur clé de GPL, notamment sur les marchés européens, africains et asiatiques.
